Ma tendre ex-femme, où en suis-je arrivé ?
perdues sont les années où nous nous sommes aimés.
Ta tendresse n'est plus, la mienne demeure
je revois ta main dont la caresse m'effleure.
Grâce à cette image je ne te hais point
de mon coeur tu es proche, de mon corps tu es loin.
Cependant une évidence m'est apparue
peu importe la distance, seul je ne suis plus.
Quand le même toit nous partagions
les moments de lassitude étaient légion.
En ta présence la solitude m'accompagnait
reine d'un royaume où nul autre ne régnait.
Je ne sais pas aimer je le confesse
qui eût cru que ce verbe engendrerait la détresse ?
Par ton absence, en moi tu vis
c'est pour ainsi dire la meilleure des compagnies.
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