Les poètes sont comme les bons indiens .
Ils ont la politesse d'être morts .
Les vivants , s'il en est , n'ont pas d'or.
Ils poussent les cailloux des chemins .
Certains vous diront avec sanglots
Que le temps n'est plus des ragots.
Qu'il n'y a que des aboyeurs
Pour tenter la rime sans peur .
Je n'en sais pas plus que vous .
Sur le sujet de l'innocence des fous .
Faut il le devenir ?
Pour être et revenir ?
Si Vincent l'avait pu , aurait il peint ?
Des fleurs et des tournesol ,
Des paysage , si son bol
Avait eu moins faim ?
Nous sommes bien imprudents
De confirmer ce sentiment
Moi , je pense qu'un peu de pain
Il l'aurait mangé jusqu'à la fin .
Il est facile d'être courageux
Pour les autres et nos jeux.
Qui a dit qu'un homme devait être mort
Pour qu'il puisse dire que nous avons tort .
Si je pouvais , je lui donnerais ce pain .
Et Vincent il aurait toujours peint
Des lumières de soleil en plein été
rien n'aurait pu l'arrêter .
J'en ai marre des romantiques
Qui croient que c'est éthique
De perdre la raison
Pour une bonne chanson .
Ne me parlez pas d'Arthur
Qui s'enfuit dans l'azur
A la recherche des Afars
Pour chasser son cafard.
Il ne pouvait plus rire
Et il semblait mourir .
De ne pouvoir dire les mots
Sur le papier , si beaux .
Les peaux rouges voulaient vivre
Et ils n'ont pas pu poursuivre .
Les poètes sont comme les bons indiens.
Si je pouvais, je donnerais tout mon pain .
6 votes - 3.83/5 - Noter ce poème :
Dans le creux de tes mains
Tu as emprisonné mon destin
Dans le creux de tes mains
Dieu, que je me sens bien
Du bout de tes dix doigts
Tu te promènes sur moi
Du bout de tes dix doigts
Ressort tout mon émoi
D'un merveilleux doigté
Tu joues tel un pianiste
D'un merveilleux doigté
Fais en sorte que j'existe
Tu fais de moi ton clavier
Tu connais toutes les touches
Tu fais de moi ton clavier
Qui vit dès qu'on le touche
Ta musique est symphonique
Enchanteresse et nostalgique
Ta musique est symphonique
Langoureuse et romantique
Tu te déguises en musicien
Pour jouer sur toute la gamme
Et tu deviens un magicien
Pour faire vivre en moi la femme
14 votes - 4.07/5 - Noter ce poème :
corps romantique
déchiqueté
dans la mécanique
de la mélancolie
une multitude
de tiroirs sensoriels
qui croient aux promesses
de la peau
l amour lui doit beaucoup
sans renvoyer la balle
c est un corps romantique
une mélopée assassinée
dont les notes tombent du piano
une forme belle et figée
qui se blesse toute seule
sur l angle acéré
d un point de vue.
5 votes - 3.40/5 - Noter ce poème :
Goutte à goutte, je me délite :
Je cultive le cocon d'une fuite
Trop incertaine que mes espoirs périclitent
Je ne puis enterrer ce vain rêve insolite.
Quand la patience s'évapore, la passion se fait plus dense
Pensée après pensée, je prolonge la fuite...
Insolent que tu es, ah ! comme tu m'as séduite !
Mais, loin, inaccessible dans ta forteresse,
Tu réduis mes espoirs à des symptômes de détresse.
Il n'y qu'autour de toi que ma vie est construite,
T'élevant ainsi au rang du héros d'un mythe
Où tu demeures l'objet d'un désir en émoi
Et rend ton affidée la pareille d'une proie.
Pas à pas, j'accomplis notre rite :
Par élancée douces, subtiles, trop timides.
Je me noie dans diverses simagrées romantiques.
Maintenant, je m'envole et change de tactique.
Course après course, je me précipite...
Exhaustée d'attendre, harassée par le vide
Je veux une romance, mais piégée je lévite,
Mon désir est trop grand, ma patience se fait petite...
Vers après vers se déroule bien plus vite
Le nœud de ma passion, le cœur d'une apatride
Pour qui la vie et le monde sont devenus insipides
Manifestant l'absence d'une cruelle xérophyte.
12 votes - 3.75/5 - Noter ce poème :
Alors que Guy et Anne traversaient un parc
Quelque peu perdus parmi de grandes plaines
Sous une étonnante lune toute pleine.
Guy, en essayant de manœuvrer, se parque
Dans le but d'éviter une belle paonne ?
Non. En fait, Guy faisait le coup de la panne !
Il entraîna sa femme dans un grand palis
Il la regarda tendrement, elle pâlit !
Guy fut saisi par la splendeur de ses yeux pers !
Anne en souriant, lui demanda son permis !
Il la prit dans ses bras, elle le lui permit !
Elle pensait qu'ils faisaient une belle paire !
Guy, en grignotant joyeusement un palet
Sortit leur pique-nique de l'auto, fier comme un paon !
Comme il claquait sa langue contre son palais
Anne lui donna son manteau, aux larges pans
Alors qu'il faisait l'idiot à quatre pattes
En imitant un regard faussement paumé
Anne déposa le plat de laitue pommée
Puis, elle mit deux noix de beurre dans les pâtes
Poussant Guy à déballer le poisson pané
Un poisson très cher, mais ils n'étaient pas pannés !
Ce poisson était accompagné d'un pineau
Ils burent aussi une bouteille de pinot
Anne oublia donc qu'elle surveillait son poids
Ce soir- là, tant qu'elle mangeait des petits pois !
Et, qu'elle transpirait alors par tous les pores !
Elle s'attaqua, aux côtelettes de porc
Accompagnées de peu de côtes de poirée
Ayant encore son petit verre de poiré
Guy ne parvenait pas à terminer son plat
Lui, qui, pourtant, adorait les bons petits plats !
Il se pencha vers la femme de ses pensées
Car, il avait prévu un plan en deux parties
Peu enclin à abandonner la partie
Il laissa libre cours à toutes ses pensées !
Guy caressa, Anne et lui roula une pelle
Et parcourut son corps de bisous à la pelle
Ses magnifiques yeux pétillaient de plaisir !
Il savait bien comment éveiller son plaisir !
Tant mieux, car la luxure, c'était son péché !
Ils étaient gais comme un véritable pinson !
Anne et Guy, s'étendant près de fleurs du pécher
Suivaient le rythme du léger chant de pinsons !
Ils se drapèrent dans un magnifique plaid
Puis, exprimèrent tous leurs désirs sans filtre !
Un peu comme s'ils avaient bu trop de philtres !
Guy était plus doué que jamais, s'il vous plaît !
Anne s'harmonisait avec lui en tous points
Parce qu'elle aimait son époux au plus haut point !
Guy promenait son beau visage doux et plein
Sur le long de son ventre plat et toujours plein !
Anne suça langoureusement son pouce
Guy, comme emporté par l'inspiration du poète
Se livra à une imitation du "pouêt-pouêt" !
Écrasant au passage, de jeunes pousses !
Guy s'approcha dangereusement de très prés !
Il lui offrit alors de merveilleux présents !
Le bonheur était réellement dans le pré !
Anne savourait tous ces grands instants présents !
Elle pensait que l'amour n'avait pas de prix
Et leur plaisir, ils l'avaient intensément pris !
A la fin, ils partagèrent un jus pressé
Et rangèrent d'autres oranges non pressées
Anne savait prendre Guy dans le sens du poil
Et elle voyait en lui son maître à penser
Sa bonté rayonnait du fond de ses pensées !
Plus qu'heureux, ils s'endormirent près de leur poêle !
12 votes - 2.41/5 - Noter ce poème :
Que de joies, depuis la publication de bans !
Ils s'éloignèrent du jardin et de leur banc
Mangeant des céréales enrobées de bale
Et ils retournèrent dans la salle de bal
Si heureux de leur romantique balade !
Ils dansèrent, emportés par des ballades
Oubliant l'image du manche à balai
Anne regarda son rubis, un grand balais !
Elle se prit pour Cendrillon dans un ballet
Que Prokofiev fit danser avec un balai !
Malgré des chaussures avec un peu de boue
Le corps en feu, Anne dansa de bout en bout.
Elle se rendit compte qu'il était si beau !
On entrevit sa jambe couverte d'un bas
Elle ne se démonta pas pour si peu. Bah !
Anne n'ignora pas que ses pieds étaient beaux.
Confiant et peu complexé par un pied bot
Son mari dansait avec la force d'un Bey
Il ne pouvait s'empêcher de faire le beau !
Sous l'admiration, Anne en fut bouche-bée !
Elle lui fit une remarquable bise
Il se sentit envahi par une légère bise !
Très ému jusqu'aux larmes, il fit un faux-bond !
Et s'étala ! Le spectacle était si bon !
L'incident les fit se diriger vers le bar
Ils burent peu pour ne pas finir dans un bard
On leur remit le joli paquet du boucher.
Des friandises ! Ils en prirent des bouchées !
Pendant que le musicien plaçait un bécarre
Des poissons furent servis par un grand barbu.
Le jeune marié préféra la Barbue
Ainsi qu'une sorte de saumon, le bécard
Il les accompagna de cote de bettes
Mais, il commença par manger de la bouillie
Ensuite, il dégusta deux parts d'œufs bouillis
Il était vorace, comme une bête !
Anne s'éloigna précipitamment du bar
Puis, elle se servit quelques morceaux de bar
Assaisonnés par d'arômes de basilic
Se tournant, son regard se fixa sur le boa
D'une amie venant de la basilique
De son sac, elle sortit un objet en bois
Pour l'ajuster à son chapeau à large bord
Son doigt était orné d'un magnifique bord
Mastiquant un pain de campagne, le boulot
Anne s'approcha d'elle, la sentant à bout.
Se demandant ce qui l'avait poussé à bout
Ana lui parla de son harassant boulot
Ana s'excusa d'être venue à la bourre
Son auto avait terminé dans un bouleau.
"Regarde mon mari, c'est le petit boulot !"
Elle s'exclama: "quel coin perdu, ce cher bourg !"
Ana lui prit la main, lui dit, parlant bien bas
Que son cadeau de noces l'attendait là-bas
Il s'agissait d'un âne gris muni d'un bât
Elle lui parla aussitôt du cours du baht
Qui, depuis quelques semaines, était trop bas
Siam attendra que son âne ait mis bas !
Il faut bien profiter de la vie ici-bas.
Tout en se gardant toujours de tomber trop bas !
Anne, regardant rêveusement la butte
Réalisant qu'elle avait atteint son but
Sentit un moustique la piquer. Aïe ! La brute !
Elle noya son mal par du champagne brut !
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plus le temps passe
plus il efface
les traces
empreintes de glace
De nos coeurs
Désormais vides de bonheur
On a laissé passer notre heure
On s'est quitté sans bruit ni peur
La nuit a succédé
Au jour où je t'ai annoncé
Mon désir de m'évader
de cette prison dorée
Dans laquelle, d'un ton douceureux
On s'est enfermé à deux
Il semblait qu'on était heureux
Mais mon coeur saignait peu à peu
Désormais je guette tes appels
Quand mon esprit se rebelle
Quand mon coeur brisé saigne
lui qui, pensait, notre amour éternel
Je compte les jours, les nuits
Parfois même je m'ennui
Je n'entend plus ta voix
Car tu es loin de moi
Je repense à tes lèvres
Me donnant tant d'amour, tant de fièvre
A tes mains, ton sourire
Tes yeux clairs où plonger m'empli de désir
En nous , j'avais la foi
D'un jour, devenir trois, toi et moi
Mais tu ne voulais pas évolué
Tu ne m'as pas retenue, n'as même pas insisté
Tu m'as laissé choisir
De rester ou bien partir
Rester avec des miettes de toi
Ou partir pour mieux revenir, on a toujours le choix
Alors je suis partie
Le coeur triste mais pas aigri
Car j'ai l'âme romantique d'une princesse
Qui croit aux contes de fées sans cesse
45 votes - 3.93/5 - Noter ce poème :