Il pleut ailleurs, il pleut dans mon cœur ;
Il pleut en moi pour ce malheur
Comme il pleut dans l'automne.
Tout me semble triste et monotone.
Il pleut de mon cœur des larmes de sang
La mort sur mon ami a eu raison !
Je ne sais pourquoi l'oiseau s'est tu,
Plus une feuille, l'arbre est nu.
Le soleil est noir, les prés n'ont plus de fleurs,
Une amie est maintenant seule avec ses pleurs.
Il pleut sur le cortège de la tristesse,
Douleur d'une âme séparée de sa jeunesse.
Avec le son du glas sous le ciel gris,
C'est l'adieu des mouchoirs qui étouffent les cris
Pour un départ vers le lieu du repos.
Il pleut sur les noirs vitraux.
Dans ce jour triste et sombre comme une prison,
Où les fleurs des couronnes s'envolent aux vents,
Pour des fleurs qui vivent ce qui vivent les fleurs !
Creux de l'âme maintenant dans la douleur.
Le clocher peut sonner maintenant aux vivants,
La tristesse est en moi qui attends le temps !
Je me parlerai en pensant souvent à lui
Dans les silences de ma vie qui me fuit.
Il reste dans mes yeux cette lumière,
Et un cœur qui est part dans le creux de la terre .
Je suis avec mon chagrin qui prie cette mort,
Il m'a quitté pour d'autres cieux, je pleure encore.
3 votes - 2.66/5 - Noter ce poème :
Dans la grande plaine au fond de la vallée
Sous un ciel si pâle qui noircit les prés,
Mon âme se cloître dans sa prison d'hiver
Avec mes rêves et mes pensées d'hier.
Dans le mutisme pesant de mes longues nuits
Mes poèmes se perdent dans mes rêveries.
Brouillard dans ces silences où je me suis égaré,
Loin de mes amours et de ses fleurs fanées
J'entre dans cette brume froide et épaisse
A la recherche de mes espérances qui me laissent
Dans ce jour noir plus triste que les nuits
Avec mes souvenirs et les passions de ma vie.
La mélancolie s'est installée dans ces jours sombres
Pour un soleil noir comme des nuits sans ombres !
Nuits et brouillard pour des plaisirs que l'on pleure,
Cœur refermé à jamais dans le brouillard de la douleur.
Les corbeaux croassent sur les arbres nus
Symphonie lugubre dans le brouillard des nues !
Mon cœur brûle pour un chagrin profond,
Dans cet hiver de brouillard, je me morfonds.
Mais je sais qu'un jour j'ouvrirai ma fenêtre
Où je pourrai de nouveau de tout mon être
Savourer cette joie de vivre par les temps clairs
Et chasser les brouillards embusqués sous ma chair.
3 votes - 3.33/5 - Noter ce poème :
Femmes voilées comme des sculptures de pierre
Sous le ciel bas et lourd du désert
Femmes cachées sous les voiles de la nuit,
Lamentation d'une mère dans les cris.
Leurs regards sont pareils à ceux des statues
Pour des yeux claustrés et des voix qui se sont tues !
Femmes inconnues des pays de sables de feu,
Fantômes sans formes à la recherche de Dieu.
Quand meurent dans les dunes les vies oubliées,
Sous le fouet du vent marchent les femmes voilées.
Ces femmes de pierre n'ont plus d'enfants,
Elles ont perdu leurs âmes emportées par les démons.
Elles ont enfermé leurs corps dans l'obscurité
D'un voile noir qui laisse leurs yeux embués !
Ce sont les femmes nées dans un autre monde,
Esclaves à vie sous le joug des hommes immondes.
Elles sont pauvres et errantes ces femmes,
Elles ne sont plus déesses pour des yeux de larmes ;
Leurs ventres de femmes sont sacrifiés sur l'autel
De la misère et des prières de l'éternel.
Prières du coran sous le ciel de l'Afghãnistãn,
Voiles noirs aux vents des sables rouges de sang.
Les femmes sont muettes sous la foudre des cieux,
Dans l'attente du pardon qui ne viendra pas de Dieu.
Femmes sans noms aux voiles noirs sous les vents,
Vents des tempêtes qui amènent les châtiments !
Prisons de voiles pour les femmes des ombres,
Fantômes de voile noir qui errent dans les rues sombres.
Leurs larmes coulent dans les cruches de pleurs
Pour de longues complaintes qui se meurent
Dans les profondeurs des sables du désert
Avec le soleil des morts qui se couche aux enfers.
Ces femmes voilées dans l'obscurité d'un ciel lourd
Marchent vers l'au-delà dans l'espoir du retour
Guidées par le pasteur qui les mènera au Dieu de douceur
Pour montrer au peuple leur face de douleur.
Leurs yeux noirs et tristes derrière le masque de voile,
Cherchent depuis la nuit des temps les étoiles
Qui leurs montreront un jour les sources de l'amour,
Afin de dévoiler leurs yeux noirs pour toujours.
2 votes - 2.00/5 - Noter ce poème :
Très douce matinée
Le vent s'est bien calmé
Le tapis de feuilles mortes
Attend qu'on les emporte.
Engourdie sur sa chaise
Dans un grand pull beige
Je l'aperçois de loin
Face à son destin.
Je n'ose l'approcher
Elle peut être effrayée
Mais j'aimerais l'aider
Je ne peux m'en aller,
Image d'une femme
Qui a perdu sa flamme
Elle ressemble au tapis
Mordoré et sans vie.
Très triste matinée
Le vent s'est relevé
J'aurais du rester couchée.
7 votes - 3.71/5 - Noter ce poème :
J'étais riche à l'âge de mes vingt ans
J'étais riche de mes vingt printemps
Je n'avais pas l'âme en tristesse
J'avais mes certitudes de ma jeunesse
Mes journées n'avaient point d'heures
Je croquais ma vie sans reproche et sans peur
J'étais riche sans aucune fortune
Ma bourse s'accrochait à un quartier de lune
Ma jeunesse valait quelques francs
C'était la richesse de mes vingt ans
J'étais jeune avec mon cœur et mes pensées
J'écrivais des mots d'amour dans mes secrets
J'avais la fougue d'un violent orage
Mes vingt ans faisaient des ravages
J'habitais l'Eden et ses fruits enflammés
Mes vingt ans ouvraient les portes de la clarté
Mes vingt ans connurent les lits de roses
Avec mes amours de jeunesse que l'on propose
Jouissance et fier de mes conquêtes
Mes vingt ans étaient en jours de fêtes
Maintenant ma vie est moins qu'une journée
Mes vingt ans hélas se sont éloignés
Les années et le temps ont mangé ma vie
Tout est écrit dans ma mémoire en poésie
6 votes - 3.50/5 - Noter ce poème :
J'ai connu la terre du fer et des poussières
Que les soleils n'arrivaient pas à transpercer
Avec des cathédrales d'acier venues de l'enfer
Qui éclairaient les nuits de lune brouillées
Les nuits étaient zébrées dans les cieux
Où le tout-puissant régnait en maître
Dans cette vallée où se reflétait dans mes yeux
Les tristes châteaux en ruines sur ma terre
Les vents ont emporté mille et un souvenir
Avec les bas nuages noirs et leurs images
D'un peuple fier dont la foi était de souffrir
Sous le souffle qui emportait leur courage
Sur la feuille il est écrit ce qui est abandonné
Depuis l'aube des temps où tout s'éloigne
Témoin d'une vie vendue aux marchands décriés
Où la foule en désespoir levait les poings avec hargne
La colère d'un peuple dépouillé de tout bien
Par ces malandrins venus d'un autre monde
Qui se sont attribué nos terres avec nos mains
Laissant nos demeures au soleil noir sans ombre
Quand les châteaux de cartes s'écroulent sur la table
Et que le drame se chante en chœur dans le cœur
Et que tout est remis en cause par le comptable
L'espoir s'envole emporté par la rancœur
J'ai longtemps habité cette vie qui aura connu
Ces vastes plaines maintenant désertées
De ces poussières du labeur qui ont disparu
Dans les chemins des tombeaux pour être oubliés
4 votes - 3.50/5 - Noter ce poème :
Asile de mes mots ou donc es tu caché
vas-tu un jour enfin vouloir me libérer?
te déplaçant sans cesse au fond de ma pensée
bousculant mon avenir, rattrapant mon passé
Les faits se sont produits, l'esprit peut oublier
mais l'asile de mes mots est là pour ressasser
vieux souvenir, moment présent, rêve à venir
ces quelques mots rassemblent passé et avenir
Pour ceux qui ont écrit durant de longues années
si l'on pouvait un jour assembler bout à bout
tous les poèmes jetés sur des morceaux de papier
on revivrait sa vie en relisant le tout
La douceur des mots pour la venue d'un enfant
ou des craintes des colères et parfois des tourments
de tendres paroles d'amour qui ont défié le temps
les tristes mots saluant le départ de celui qu'on aimait tant
C'est là qu'en se lisant on comprend chaque jour
que vos mots sont mes mots qu'on se prête tour à tour
nous entrons dans la danse qu'on appelle poésie
ou chacun de nos mots..... rapproche aussi nos vies
6 votes - 3.66/5 - Noter ce poème :
La porte du destin un jour s'est refermée
Sur la route du bien et du mal d'une vie consumée.
Avec les années qui s'envolent sans rien dire
Comme les mains se sont séparées des mains du plaisir !
Vent d'une aventure qui tourne court
Emporté par le chagrin d'un triste jour
Vent qui charrie des chants de mélancolie
Qui berce mon cœur, mes pensées et ma vie
Les forces du vent creusent la chair
Sur les restes des hommes qui sont nos pères
Le vent suit sa route qui mène au loin
Avec ma liberté écrit sur un horizon lointain
Les forces des vents ont ouvert les portes
Pour embrasser un amour que tout emporte
Dans l'impasse des songes pour ne retenir
Que cette rose noire qui m'a fait souffrir !
Dans la force des vents qui brûlent sans raison
Les peuples du désert noyé dans le sang,
Le souffle du vent emporte les lois du seigneur
Vers la montagne sacrée des splendeurs.
Les forces du vent emporteront l'ombre noir
Dans la vallée des oubliés où dort la mémoire.
Mon cœur et mon âme seront alors au repos
Car j'aurai vaincu les forces du vent venu d'en haut.
1 votes - 3.00/5 - Noter ce poème :
Je ne peux être Rodin et sculpter ma vision
de ton corps, spadassin de mes rêves et fictions
en effet, il est là, fin des velléités
oppresseur le réel mais ma peine est domptée
Tu es mienne thérapeute d'une maladie cruelle
et l'amour, univoque est ferment, notre chaine
commune, nous marchons telles deux anges en Eden
un revers est possible mais nous somme immortels
La camarde ne peut décrier ta beauté,
attaquer, rabaisser cette femme élancée
que tu es, forcenées tes envies sont mes souhaits,
impérieuses elles sont, mes promesses les apaisent.
Ils parlent d'une fournaise où la tristesse ne quitte
aucun homme aucune femme, nul calmant nulle sortie
où tous mettent bas les armes rabroués par leurs vices
mais nous sommes exemptes de leurs vils sacrifices.
Tu es belle dans ton coeur et ton esprit est sain
dans la force de l'âge tes regards effarés
par l'âpreté des luttes de certains pour manger
te rendirent femme sage et non pas sans pitié.
Étrangers à l'amour certains moururent sans vivre
l'Ambrosia ne fut pas une chance mais un crime
à leurs yeux effrayés et à l'aune de leurs vies,
le cadeau d'un Nessus fustigeant leurs conduites.
Mais nous étions belluaires et sur terre comme au ciel
notre aplomb pour donner nous donna lui des ailes
obligeant nous étions, défiant l'esprit grégaire.
Le combat fut si âpre mais quel fut son salaire!
6 votes - 3.66/5 - Noter ce poème :
Seul et loin de ton âme et de ta vie
J'allais sans but sur la route de ma rêverie
Mon cœur est enfermé dans sa prison
Avec ses longs tourments pour une passion.
J'errais sous un ciel malade de tristesse
Dans l'abandon de mon âme et de ma détresse ;
J'allais vers les miroirs des revenants
Où mon cœur se noyait dans l'écume de l'océan !
Les fleurs du mal brûlaient dans ma chair,
Pour enflammer un amour qui est amer.
Avec les roses de feu qui étaient moi
S'écoulait la sève de sang d'un cœur en émoi.
Les roses de sang sur leurs branches d'épines
Attendaient un amour et son cœur d'églantine
Sur les débris de mes divines ardeurs
Il pleut des larmes de sang pour mon malheur.
Pourquoi me suis-je égaré avec ces vents de l'oubli,
Emporté loin de toi dans les jardins de l'élégie.
Dans les palais de marbre froid et noir
Je suis seul avec le regard de mon miroir,
Je t'attends mais je sais que tu ne reviendras
A la fin de mes rêves où il n'y a que toi ;
Les Muses m'abandonnent avec mes chagrins
Pour les roses de sang cueilli dans ton jardin.
4 votes - 3.75/5 - Noter ce poème :
Au bar de la marine de la plage,
Les fidèles clients ne sont pas toujours sages.
C'est le patron derrière son comptoir
Qui met l'ambiance à son bon vouloir !
Le grand René, un des piliers du zinc,
Compagnon de Bacchus et du bastringue,
Est invité par le dieu du vin à la chansonnette
Qui est repris en cœur par les potes de la chopinette !
Le jargon monte d'un ton avec la politique
Ce qui assoiffe les gaillards et toute la clique.
Le grand René défie tout son monde
Dans des sujets où le verbe est immonde.
Les relents de l'alcool s'ajoutent à ce décor
Dans des conversations pour ne pas être d'accord.
Tout ce beau monde n'est certes pas triste,
A chacun son refrain comme des artistes !
Arrive la belle Julie la rousse et son boa
Qui s'approche du bar à grands pas !
Après avoir trinqué à qui mieux mieux,
Elle profite du repos de son corps et de ses jeux.
Les histoires frivoles avec leurs mots discourtois
Partent dans l'enfer des âmes sans foi ;
C'est les aventures des rencontres de trottoir
Où les amourettes se cachent dans le noir !
Entre dans le bar Albert le vieux croque-mort
Qui, entre deux cérémonies, profite de ses temps morts ;
Les histoires macabres s'ajoutent aux petits vers, (de terre)
Pour des rires à en pleurer dans les verres.
Tous ces boires sans soif, pylônes du bar
Qui rêvent d'une autre vie faite d'espoir
Bavardent, chantent, racontent des blagues
Qui s'évanouissent dans l'alcool et ses vagues !
C'est alors que le patron d'une voix forte
Invite tout ce beau monde à prendre la porte ;
Le bar de la marine entre dans sa nuit,
Les brèves de comptoir sont dans l'oubli.
3 votes - 3.33/5 - Noter ce poème :
L'étoile dans l'infini noir a scintillé
Comme un clin d'œil pour me dire,
Qu'une larme de son cœur s'est écoulée !
O tristesse pour ne plus revenir.
De ma main, je voulais l'atteindre
A des années lumière elle était là.
Les ciels clairs ne pouvaient l'éteindre,
Elle était loin de moi, elle était là-bas.
Je lui parlais à la fenêtre de ma vie,
A voix basse, a haute voix les soirs.
Je cherchais sa réponse avec envie
Dans cette attente qui était fait d'espoir.
Quand le feu du ciel arrivera aux matins,
Mes yeux scruteront le paradis bleu
Et mon cœur revivra dans ce lointain,
Afin de retrouver l'étoile en cent lieux !
Mon étoile file entre mes doigts
Quand le tonnerre gronde dans les nuages !
Je la cherche en vain dans le royaume des rois,
Où la nuit tourne autour d'elle comme des pages.
Et si un jour à mon étoile, je pouvais m'accrocher,
J'entrerai dans la chambre de la Galaxie
Pour retrouver le parcours de mes années,
Long fleuve tranquille qui vers la mer s'enfuit.
3 votes - 3.66/5 - Noter ce poème :
C'est une vie qui cherche une autre vie
Avec un visage qui pleure les larmes de la nuit
Sur des horizons sans fin au bout de la terre
Le visage recherche l'enfant de sa chair
Les yeux rougis par les nuits sans fin
Où l'éveil combat le sommeil en vain,
Le visage à la fenêtre se penche et prie
Dans le vide des mots perdus dans l'oubli
Sous les ruines de silence lourd et pesant
Le visage est claustré à la fenêtre de l'enfant
Avec un cœur de tristesse et de chagrin
Et des mains tremblantes qui cherchent d'autres mains
Au loin, dans un ciel ocre, s'en vont les oies sauvages
Le soleil s'est couché sur la fenêtre et le visage
Ici tout est sombre et la parole s'est tue
Le visage se ferme, il est seul à la vitre nue
Et dans la chambre plus grande que la terre
Il y a l'ombre pesante du visage d'une mère
Un jour, un cœur et un corps ont cessé d'exister
A la fenêtre le visage ne cesse de pleurer
4 votes - 3.50/5 - Noter ce poème :
Quand arrive l'aurore qui naît de la nuit
L'aube s'éveille avec son soleil qui luit.
Dans l'immense clarté du petit matin,
Notre nuit d'amour prenait fin.
J'ai étreint durant toute la nuit
La volupté de ton corps enfoui
Dans les draps d'un amour grisant
Où nos cœurs s'égaraient dans le temps.
Le sablier de notre nuit s'écoulait
Avec nos serments et leurs divins secrets !
J'appréhendais l'arrivée du petit jour
Qui soufflera sur la flamme de nos amours.
Les parfums de nos corps enlacés transportent
Les souvenirs de nos ébats dont les portes
Se referment sur les terrasses de la félicité
Où gît l'amour d'une nuit qui s'est refermée.
Je retiens la nuit quand arrive le matin clair
Le jour est là et notre nid devient pierre
Tristesse d'un matin dans la nuit d'un miroir
L'aube va ravir nos amours dans l'attente du soir.
Et l'aurore naissait quand la nuit s'endormait
Nous refermions les volets de la volupté
De notre paradis nocturne et de ses plaisirs !
Le soleil brillait sur le jour que j'allais haïr.
1 votes - 4.00/5 - Noter ce poème :
VOLEE DE RIMES
Les rimes fusent, défilent,
Sur papier, se profilent.
Une à une, je les peaufine
Deux à deux elles s'alignent.
Comme les trilles de l'oiseau
S'en vont, s'envolent les mots,
Prestement ou doucement
Tel le murmure du ruisseau.
Certaines sont tristes
D'autres intimistes.
L'esprit, lui vagabonde
Quand le soleil inonde.
La rime nous réjouit
Si elle est bien polie.
Elle tombe en oubli
Pour le coeur meurtri.
Alors amis des mots
Atténuons les maux.
Rime, rimons, rimez
Autant que vous voulez.
15 votes - 3.66/5 - Noter ce poème :
Ma tête me fait mal,
elle cogne de part et d'autre,
car tu m'as oubliée.
Ma tête se vide peu à peu,
mon coeur s'attriste,
de voir à quel point
je compte si peu pour toi.
J'attends en vain,
de t'effacer, te rayer,
de mon existence
mais tes souvenirs
me hantent, chaque nuit...
indéfiniment, éternellement.
Jusqu'à ce que mes larmes,
s'épuisent et me plonge enfin,
dans les bras glacés de Morphée.
6 votes - 2.33/5 - Noter ce poème :
Deux loups très maigres discutent fort
Et se lamentent de leur triste sort .
Puis l'un déclare qu'il va s'entraîner
« A quoi ? « demande l'autre « A aboyer ! »
« La faim te monte au cerveau !
Un loup n'aboie ni ne fait le beau ! «
« Peut être mais je vais essayer
J'en ai marre de crever ! «
Les compères se retrouvent plus tard
L'aboyeur semble avoir fait du lard
Alors que le réfractaire
Tire la langue de misère .
« Tu as eu de la chance à la chasse ?
Moi j'en ai pas eu des masses ! »
« Et bien , j'ai profité des mes leçons
Mes aboiements ont été une potion ! »
« Comment as tu pu en profiter ? »
Demande son compère soudain intéressé.
« Rien de plus simple , il en faut peu
Je me suis avancé en remuant la queue . »
« Vers le berger et son troupeau
Puis j'ai aboyé comme un veau ! »
Le berger m'a caressé .
Je me suis couché .
J'ai laissé les tendres brebis
Me renifler et puis ...
J'ai attendu la nuit
Et avec la plus grosse je me suis enfuis !
« Voilà une belle ruse de renard ! »
« Et de ce pas je vais l'apprendre sans retard ! »
Et il s'en va en tentant
D'apprendre un aboiement
Trois jours après il revient et rumine
Qu'il souffre désormais d'une bosse en sus de famine
« Mais qu'à tu fais malheureux
Pour être aussi piteux ! »
« J'ai fait comme ta leçon
Mais le berger m'a donné le bâton ! »
Alors son compagnon
Lui demande une démonstration .
Il l'écoute attentivement
Faire le beau et l'aboiement
Pour lui dire qu'il a trouvé l'explication
A son échec sans façon .
« Voilà mon ami , j'ai trouvé
Ce qui t'as valu un crane bosselé . »
« Tu fais bien le beau et le vaillant ,
Mais c'est ton aboiement qui a un accent ! ».
13 votes - 3.38/5 - Noter ce poème :
Si tout n'est pas simple aujourd'hui pour les filles
Tu bouscules les préjugés de ta force tranquille
A ceux qui sont tristes ou de mauvaise humeur
Par ton sourire tu effaces les craintes et les peurs
C'est se tromper de te croire attirée par ce qui brille
Tu n'as nul besoin d'artifices, le naturel si bien t'habille
Inutile de plonger pour chercher dans les profondeurs
Cette perle noire qui ne se couvre d'aucun bijoux de valeur
Cette richesse que tu possèdes dans ton coeur
Est plus précieuse que tous ces signes extérieurs
Comment rester insensible à cette petite abeille
C'est mon amie, ma douceur, agréable comme le miel
4 votes - 4.50/5 - Noter ce poème :
Ton carnet de commandes
Est devenu obèse.
Lui s'inquiète, se demande
S'il aura sa prothèse
Ton Dow Jones caracole
Sur ton écran plasma.
Lui cherche sa guibole
Et manque de sang plasma
Ton dernier armement
Un vrai petit bijou.
Lui pleure sa maman
Sa tête contre sa joue
Ton enfant vient de naître
En ce jour printanier.
Lui vient de reconnaître
Son fils dans un charnier
Ton chèque est bon à prendre
Au truc de bienfaisance.
Lui cherche de comprendre
Ce monde du silence
Ton président peuchère
Proposera des palmes.
Lui marqué dans sa chair
Par des bombes au napalm
Ton curé te confesse
Te voilà donc absous.
Lui tendrement caresse
Un châle sur ses genoux.
Lui crie au monde sa tristesse,
Trop tard il est devenu fou.
6 votes - 3.00/5 - Noter ce poème :
Les jours passent, faut vivre sa vie
Semaines et mois s'égrènent ainsi
J'avais une amie, elle est partie
Je suis triste, ainsi va la vie
Je réfléchis, après tout je me dis
Que tout s'effacera, viendra l'oubli
J'avais une amie, elle est partie
Je suis triste, ainsi va la vie
Un grand trou noir dans l'infini
Ressemble au ciel triste et gris
J'avais une amie, elle est partie
Je suis triste, ainsi va la vie
A quoi bon le chagrin, c'est ainsi
Ca ressemble à une punition, c'est la vie
J'avais une amie, elle est partie
Mon coeur est triste mais c'est ainsi
3 votes - 4.00/5 - Noter ce poème :
Car aujourd'hui je suis triste, je savoure
Parce que seul la musique apaise, pas toujours
A chaque heures de chaque Jours
Mon Cœur Bat comme un Tambour
Mais Pourquoi ? Pour qui ? Quelques vautours...
Le sourire me revient j'aperçois l'Amour
Ses robes, sont regards, ses rires, ses contours
Alors tout s'illumine aux alentours
Je marche, j'avance, je cours
M'envole parfois jusqu'à Strasbourg
Oh et c'est la nostalgie qui revient
Non pas çà, pas cette fois
Les souvenirs fantômes me surveillent
Et passes outre toutes lois
Me rendent totalement autiste
Pressent mon cœur comme une éponge
Alors au fond de moi je songe
Et si nous étions des artistes ?
Toi et Moi avons du potentiel
Pourquoi gâcher le bon temps que nous pourrions avoir ?
Comme la bête et la Belle
Nous serions Roi et Reine, je veut y croire...
5 votes - 4.00/5 - Noter ce poème :
La lune est roussâtre
Sur les algues saumâtres.
Et les mouettes faméliques
Arpentent des grèves magiques.
L'été s'en va au loin
Sur le dos des marsouins .
Et les pêcheurs du large saluent
Les rayons d'or à perte de vue .
Et les marées sont des pleurs ,
Les larmes des malheurs
Qui remplissent sans cesse
La mer qui nous blesse .
Sur le fil de l'eau chahute
Les vagues bleues qui luttent
Sur des rochers saillant
Dans la tombée des vents .
Il y a la pointe des trépassés
Ils crient aux nuées
Fantômes ou poissons ?
Nul n'a la solution .
Ce n'est pas très triste
Comme un clown sur la piste
Car l'eau du corps est salée
Dans la mer embrasée .
Que les larmes sont douces
Sur le bout de son pouce ,
Sucrées , en regardant ,
Le vol parfait des goélands .
J'aime surtout les oiseaux
Qui traînent leurs oripeaux
De neige et de suie
Sur les galets de la nuit .
C'est la fin de l'été
Sur le sable argenté .
La nuit tombe , mélancolique ,
Ce n'est rien de tragique .
Longues sont nos vies
Et brèves nos envies .
Comme des respirations
Qui remontent des fonds .
Sur le bord de la mer
Il y a des portes de fer
Les oiseaux y fracassent les plumes
C'est ce bruit qu'exhale la brume .
Et alors , petit à petit ,
Comme un promeneur de la nuit
Je quitte les lieux
En regardant les cieux .
7 votes - 4.14/5 - Noter ce poème :
la vie est une roue qui tourne
elle est soit chanceuse ou malchanceuse
la vie est une roue qui tourne
elle est soit heureuse ou malheureuse
la vie est une roue qui tourne
elle est soit triste ou joyeuse
la vie est une roue qui tourne
elle va soit vers le bon ou le mauvais côté
la vie est une roue qui tourne
et c'est nous qui la tournons
3 votes - 3.00/5 - Noter ce poème :
Il arrive parfois qu'un soir, dans notre lit,
Nous tombions dans la mélancolie.
La nuit semble triste alors qu'auparavant,
Elle semblait pleine de mystères et de rêves.
La lumière de la lune qui se lève,
N'a plus autant d'éclat bleuté que les autres nuitées.
Le chant du hibou qui nous berçait,
Dans notre coeur s'est dissipé.
Mais il y a un instant où nous nous plongeons dans la réflexion
Et lentement nous nous relevons.
Nous nous rappelons les bons moments
Puis tout redevient comme avant.
Nous allons à notre fenêtre
Et le monde paraît renaître.
Nous observons la vie qui s'endort et se réveille
Sous la lune qui veille.
Un chuintement nous parvient,
Notre peau semble être touchée par du lin.
Alors nous allons nous coucher,
Pour dans un sommeil aussi limpide que l'eau se plonger.
10 votes - 4.19/5 - Noter ce poème :
Ô mélancolie, tu es une douce mélodie.
Je me rappelle avec tristesse et joie
Le beau chant des grillons
Qui pénétrait au plus profond de moi
Et m'annonçait la nouvelle saison.
Ô mélancolie, tu es une douce mélodie.
Je me souviens du clapotis régulier du ruisseau
Brisé par les fines gouttes de pluie
Et la brise faisait onduler les roseaux
Qui avec souplesse, luttaient pour la vie.
Ô mélancolie, tu es une douce mélodie.
Je me souviens aussi avec bonheur
Des vagues qui s'échouaient sur la plage.
Le soleil me berçait dans ses lueurs
Et me dévoilait, alors, mille coquillages.
Ô mélancolie, tu es une douce mélodie.
Je me délecte encore et toujours
De la vision des arbres délicats
S'imposant dans un paysage sans amour
Et le vent agitait leurs feuilles de soie.
Ô mélancolie, tu es ma plus douce mélodie.
Tu me fais revivre des moments simples et délicieux
Qui m'emmènent au delà des cieux.
7 votes - 4.00/5 - Noter ce poème :
Sur une colline, tu t'élèves
Seul, attendant patiemment, la fin de ton ennui.
Sous ton écorce coule ta sève
Couleur d'ambre, couleur de vie.
Tes feuilles gémissent dans un vent chaud
Un vent d'été qui balaye les mots.
Devant toi, s'étend la mer
Qui embrasse la terre.
Tes racines pénètrent dans le sol
Où résonnent mille idées folles.
Elles s'enlacent éternellement
Et plongent dans un univers différent.
Tu es là, tu te dresses
Et peu à peu, le temps te délaisse.
Aucune tristesse ne se lit en toi
Mais elle est là et ne te quitte pas.
1 votes - 3.00/5 - Noter ce poème :
Les étoiles sont des soleils .
Elles sont surtout des merveilles.
Elles réchauffent les nuits
Et éclairent mon lit,.
Je voudrais avoir les yeux grands
Pour absorber leurs radians ,
Changer de forme comme un garou
Et crier fort comme un loup .
J'aime les habitants des étoiles
Trop loin pour qu'ils se dévoilent
Je sais qu'ils existent
Car j'entend leurs voix tristes .
Ils pleurent dans le ciel
Et laissent des larmes au réveil
Qui retombent en lumières
Sur l'eau et la terre .
Nous les disons filantes
Alors que c'est des amantes
Elles parfument de baisers
Les nuits de nos contrées .
Elles laissent des paroles amers
Ce sont les étoiles des mers .
Pour nous rappeler la solitude
Et que nos vies sont rudes .
Astres de feu , météores
Vous êtes d'argent et d'or .
Etoiles du matin ,
Vous chantez le refrain .
Une chanson de marins
Les yeux dans le lointain
Pour guider vers le port
Et tromper le mauvais sort .
Etoile polaire dans la nuit brune
Tu n'en est pas une .
Mais rien n'est plus beau
Que ton éclat au plus haut .
Je respire tes embruns
Sur les plages des confins
Tu parfumes de baisers
Les rives de nos contrées .
Vous êtes des âmes
Vous brillez de cette flamme
Vous n'êtes pas des cailloux
Mais des esprits très doux .
Et parfois vous pleurez
Des larmes azurées .
Des bijoux de l'éphémère
Dans les sanglots de la mer .
6 votes - 4.16/5 - Noter ce poème :
Tu te balades dans le château
Où ne résonne plus aucun mot.
Ton visage de femme
Vacille comme une flamme.
Depuis combien de temps as-tu fini ta vie ?
Même toi tu l'oublies.
Ton regard vide
Est comme l'eau limpide.
Tu ne sais plus
Pourquoi tu es revenue.
Cela fait longtemps que tu ères
Remplissant les lieux de mystère.
Tristement, tu souris
Un sourire sans vie.
Tu te rappelles de ce que tu as vécu,
Tes amours heureux ou déçus.
Toujours est-il que tu es là
En quête de la joie.
Un jour tu la trouveras
Et c'est les âmes en paix
Que tu rejoindras.
9 votes - 4.11/5 - Noter ce poème :
Il n'est pas de bon matin
Mais plutôt des jours sans fin
Pour celui qui parfois s'use
Sans faire de bruit ni ruse .
Il parcourt le vaste monde
Sans bouger la table ronde .
C'est un sombre chevalier
Triste de pluie et de pitié .
Il rentre tard et le soir
Avec la nuit bleue et noire .
D'une démarche saccadée et lasse
Il emprunte la rue des glaces .
Il s'impose de sourire
de ne pas raconter le pire
d'abriter au creux du cœur
la valse lente des malheurs .
Peut être le voyez vous ?
Le regard vague et doux
Arpenter les rues et les pentes .
Il glisse d'une foulée hésitante .
Il est loin de tout
Et il est en nous
Peut être qu'il n'existe pas
Mais il est de l'au-delà .
Il descend la rue des glaces
Sans jamais atteindre la place
Tous les matins et tous les soirs
Il traîne le bleu , notre cafard .
Il n'est pas de bon matin
Mais plutôt des jours sans fin.
Pour celui qui dans son cœur
Porte la valse lente des malheurs .
3 votes - 2.66/5 - Noter ce poème :
Fleuve,
Oh, fleuve de larmes
Fleuve de tristesse
Passion disparu
Oh!mon très cher ,ma très cher,mon bien aimé,ma bien aimée
où es-tu ,où es donc tu passé
hier encore nous parlions,nous bavardions,nous nous aimions.
Mais! que ce passe t-il aujourd'hui ?
pourquoi ne veux tu pas te réveiller de ton sommeil éternel ?
pourquoi prends tu ce plaisir ce plaisir de stopper tes organes vitaux juste pour me faire souffrir .
pourquoi ces lamentations,ces gémissement tous ces cris autour de moi ?
qui sont ces gens que je ne connais pas que je n'ai jamais vu ?
Pourquoi partagent ils leur sanglot leur pleure avec nos pères
Et pourquoi ne réponds tu pas à toutes mes questions
pourquoi continues tu à dormir ?
dans ce sommeil profond qui semble te condamné.
Es-tu parti,es tu vraiment parti ?
parti dans ce monde où personne ne revient
dans ce monde merveilleux pour toi,mais qui nous rend moribond à vouloir te retrouvé.
Va, va,va mais surtout garde moi une place auprès de toi.Car je viens bientôt.
1 votes - 1.00/5 - Noter ce poème :
Le regret, l'opprobre et le chagrin ô triste amante
M'emplissent le cœur, mon âme est souffrante !
La méchanceté ou la fourberie, lequel de ces péchés
Au tréfonds de moi sût trouver asile et crécher ?
Les plantes les plus belles, fleurissent-elles un jour
Pour le suivant même, avant l'aurore se faner ?
Cette flamme, je la crus brûlante en moi pour des années
Ne fut-ce qu'un mirage, Aphrodite me joua t-elle un tour ?
Se rit-elle de nous, de nos maux et de nos sentiments,
De la tristesse d'un cœur qui n'a su qu'à l'Amour se vouer ?
Que la mort me vienne prendre, faire mon châtiment
Les dieux ne peuvent être coupables, aucune faute expier !
La douleur, la colère et la haine ô triste amante
T'empliront le cœur, ma voix te paraitra méchante
De te dire qu'en ce cœur que tu chéris gît l'obscurité
Tel en des caveaux pleins de mort et d'hostilité !
10 votes - 3.20/5 - Noter ce poème :
O terre aux milles ethnies, aux milles dialectes !
Contes au poète ton fils ta longue histoire,
La triste déveine que le grand Architecte
Fit suinter sur la terre dont je suis l'hoir.
O terre aux milles ethnies, aux milles dialectes !
Parles ô ma mère de tes fils sur le Grand Bleu !
Sous le poids des chaînons, sur la lame fine onde !
Hères larmoyants voguant après triste adieu
Vers la Terre des Maîtres, vers le Nouveau Monde.
Parles ô ma mère de tes fils sur le Grand Bleu !
De ton agonie, de tes affres et de ton ire,
De l'homme pâle cupide venu t'astreindre,
De tes souverains grands, fiers, ces pauvres martyrs
Toujours plein d'hardiesse sans jamais rien craindre ;
De ton agonie, de tes affres et ton ire.
O toi qui vis tes fils aller quérir trépas
Sur le champ d'un factice honneur, triste aven !
Sèches tes larmes et préserves tes appas,
Tes mœurs et l'enfer vert qui te pare, ô triste Eden !
Toi qui a vu tes fils aller quérir trépas.
Aussi ô ma mère, relates l'euphorie
De cette époque, après sédition de tes fils,
Où tes yeux virent simulacre autonomie
Couvrir toutes les stigmates qui t'avilissent.
Aussi ô ma mère relates ton euphorie !
O terre aux milles dieux, aux milles traditions !
Pardonnes à ton fils devenu iconoclaste
Ignorant tout de tes rites et génuflexions,
Et s'exprimant qu'en langue d'oïl et d'oc ; ô vaste
Terre des milles dieux, des milles traditions !
O Afrique de nos pères de nos ancêtres !
Puissent tes dieux à jamais te combler de grâces
Afin que de tes entrailles puissent naître
Prospérité et Paix qui jamais ne trépassent.
O Afrique de nos pères, de nos ancêtres !
8 votes - 2.87/5 - Noter ce poème :
Sur la laie, longeant le bois ce jour, j'ai vu
Cette sublime créature du Divin
A la blonde toison et aux senteurs du jasmin :
L'être angélique digne d'être mis aux nues.
Et à l'heure où revient la clarté vespérale
J'ouïs, mêlés aux hululements, lamentations,
Cris, pleurs, tristes signes d'une flagellation ;
Et du clocher, le raffut de la cathédrale.
Dès lors, clairement je vis qu'une fois encore
La Mort était venue en Dame des céans
Quérir la Belle du milieu des mécréants,
Spolier de son rosier l'immense flore.
« Des lunes se feront, pensai-je l'air morose,
Et du fond de son sépulcre, l'humble faciès,
Déjà là-bas non loin du royaume d'Hadès,
N'aura laissé que son crâne pour ouïr mes proses. »
5 votes - 3.00/5 - Noter ce poème :
- Regardes le monde poète, que vois-tu ?
- Là, un peuple d'ilotes, bélîtres et faquins,
Ces êtres faméliques de fripes vêtus,
Victimes de leur fatum, triste vœu divin ;
Et souffrance je lis sur leurs visages osseux
Jérémiades j'ouïs monter aux gorges sèches
De ces gens contraints de vivre en ces lieux hideux,
En ces taudis...oui je vois la lie puis sa dèche.
Puis juste à proximité, c'est l'Eldorado :
Gîte des seigneurs, nababs, bourgeois et rupins,
Et de là je vois scintiller mille joyaux
Puis suinter mille breuvages, mille vins fins.
Aussi vois-je aisance puis alacrité
En ces embonpoints, en ces bedaines remplies,
En ces pénates fastueusement meublés ;
Bref, là près des Enfers je vois le Paradis.
9 votes - 3.11/5 - Noter ce poème :
Ô ciel ! Devrais-je partir, courir les océans ;
Partir loin des miens, loin de toi, puis en mon être
Faire de la tristesse la Dame des céans ?
Ô juste ciel ! Mourir sans le paraître !
Et quand à milles lieues de nos terres enchantées,
Viendra nostalgie emplir le vide en mon âme,
Sous le bleu sombre étoilé que nous admirâmes
A chaque fois que mourut du jour la clarté,
Quel réconfort sera mien ? Et du cœur meurtri
En mon sein, sous de flasques muscles battant,
Qui pansera les plaies ouvertes avec le temps,
Chassera la mort de mon visage flétri ?
Gravures de joies d'antan, songes d'une nuit ?
Certes le temps de ciller, alors renaitront
Tristesse et nostalgie de nos bonheurs enfuis
Partis, mon âme avec, au fond de l'Achéron.
11 votes - 3.54/5 - Noter ce poème :
Sois ma princesse !
Sors-moi de la tristesse,
Remplis ma vie d'allégresse,
Rends heureuse ma jeunesse
Pour ne pas que s'anticipe ma vieillesse.
Sois ma princesse !
Sors un peu de sagesse,
Emmène moi dans des rêves, sans vitesse ;
Que rien ne te presse,
Sois patiente comme une hôtesse.
Sois ma princesse !
Je n'ai aucune richesse,
Juste un peu d'adresse
Pour savoir que tu es la maîtresse
D'un rêve que je caresse.
Sois ma princesse !
Faites-moi cette promesse,
Je vous en prie, votre altesse,
Agissez avec délicatesse
Ne laissez pas ma flamme gagner en faiblesse.
Sois ma princesse !
Comme une déesse
Pleine de gentillesses
Transforme ma vie en liesse,
Que cela dure sans cesse.
3 votes - 3.00/5 - Noter ce poème :
C'est le vingt-six juin de cette année,
Que ton coeur de battre ,s'est arrêté
A Los Angéles ,la bien nommée:
Les anges pourront t'accompagner.
Tu devais remonter sur scène,
Tu avais signé
Et tes fans t'attendaient.
Mais,fatigué par les excès et les procès,
Ton coeur ,après cinquante ans ,
T'a lâché.
On t'a souvent accusé de tristes forfaits,
Mais tu en as été acquitté....
Car, Mickael Jackson
Tu étais une sorte de surhomme,
Un mutant entre le noir et le blanc.
Ta musique ensorcelée
A fait danser le monde entier.
Et c'est cela que nous retiendrons.
Salut à toi , Mickaël.!
Puisses-tu encore danser au ciel...
3 votes - 3.00/5 - Noter ce poème :
Je ne pleure plus
Mais je ne rit plus non plus...
Je suis là
Mais on ne me voit pas...
Je crois en toi
Mais tu ne le sais pas
J'existe
Mais je suis si triste
Tu n'es plus là...
Tu es si loin de moi
Alors que j'ai tant besoin de toi...
Mon corps est là
pendant que mon âme s'en va
Déjà je ne la voit plus
Je ne me supporte plus
Pourquoi tant de haine contre moi
Alors que je ne fait qu'être
Alors que je ne suis qu'un être
Qui cherche où se mettre
Entre le bien et le mal
Entre la douleur et le bonheur
Être moi-même où quelqu'un d'autre
Qui suis-je?
Que fais-je ?
Où suis-je ?
Sinon loin de toi
9 votes - 3.88/5 - Noter ce poème :
Je rentre chez moi
Où personne ne m'attend
Le noir comme unique couleur
Les larmes comme unique soutien
Je pleure et j'ai mal
Mais personne pour me réconforter
Je crie et c'est mon coeur qui parle
Toujours personne pour m'écouter
Une vie tranquille
Mais juste en surface
Car sur l'autre face
Se cache le désespoir
De ne jamais pouvoir
Toucher sa peau
Lui qui jamais ne m'aimera
Lui qui jamais ne saura
Ce que je vaut réellement.
Ma tristesse est sans pareil
Et ma détresse inaudible
Mon coeur erre les rues
A la recherche de sa moitié
Sans vraiment savoir où chercher
Quand l'amour n'est pas partagé
Quand l'amour te fait hurler
Quand l'amour te fait tomber
Et que tu sait que jamais tu ne pourras te relever
C'est ma triste réalité.....
14 votes - 3.71/5 - Noter ce poème :
Un ciel d'un bleu distingué
Un soleil rayonnant
Un homme devant l'océan
La saveur des dunes et des pins combinés
Fait naître les doux parfums de l'été.
L'homme est parti
Il ne reste plus que la douce mélodie
De l'eau embrassant
Le sable façonné par le temps
Et les remous de cet immense océan.
Le soir survient
Avec lui arrive la nuit, au loin.
Dans la forêt toute proche
Un brasier s'allume et s'effiloche.
Les flammes avalent la végétation
Dans une traître conspiration.
Le monde prend un autre aspect,
Tout a changé.
Un ciel d'un noir d'encre
Une lune attristée
Un homme devant une forêt dévastée
Et l'acre odeur du bois brûlé
Fait naître l'horrible parfum de la mort
Sans remords.
1 votes - 2.00/5 - Noter ce poème :
"Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi qu'un cœur au bois dormant... " *
Ces mots on les croirait écrits pour moi,
Chantés par un Ferrat que tous deux nous aimons.
C'est toi que je vois à travers cette chanson,
Je me reconnais dans ces vers de choix.
"J'ai tout appris de toi sur les choses humaines'' *
J'ai découvert un cœur qui ne savait plus battre,
L'amour pour moi n'existait qu'au théâtre.
Tu m'as tout appris, et tu sais, ça en valait la peine.
"J'ai tout appris de toi jusqu'au sens du frisson'' *
Tu m'as fait prendre conscience de mon ignorance,
Avec toi j'ai compris ce que veut dire attirance,
Quand deux corps oubliés se joignent à l'unisson.
"Sans toi je n'étais qu'un cœur au bois dormant'' **
Qui depuis longtemps était en sommeil,
Et désespérais qu'un jour il s'éveille,
Mais tu es apparu, toi, mon prince charmant.
"Tu m'as prise par la main comme un amant heureux'' *
Tu m'as emmenée vers un autre univers
Où grâce à toi un monde nouveau s'est ouvert,
Qui nous fait vivre tous les deux un amour fabuleux.
"Qui parle de bonheur a souvent les yeux tristes'' *
Puisque l'on ne peut toujours être avec l'être aimé,
Qu'on voudrait l'avoir sans cesse à ses côtes.
Mais l'important n'est il pas de savoir qu'il existe ?
"Que cette heure arrêtée au cadran de la montre'' *
Ne reprenne jamais sa folle course effrénée,
Que le temps se fige pour une longue l'éternité,
Que revienne toujours l'heure de notre rencontre.
* Extraits d'un e chanson de Jean Ferrat, d'après un poème de Louis Aragon
** Vers modifié
5 votes - 2.59/5 - Noter ce poème :
Semaine de vague à l'âme...
Semaine sans toi et c'est le drame.
Je t'aperçois bien quelquefois,
Mais sans tes étreintes j'ai froid.
Un rapide coup de fil,
Et déjà il faut que je file,
Mes enfants sont là,
Ils m'attendent en bas.
Ils ne m'éloignent pas de toi,
Ton image ne me quitte pas.
J'étais seule ce jeudi matin,
J'espérais un signe, en vain.
Ton rideau ne s'est pas baissé,
J'en ai eu le cœur blessé.
Le signal est venu l'après-midi,
Mais là, c'est moi qui suis partie.
Je voulais rester, j'ai insisté...
Mais on est allé à St Palais.
Ils voulaient voir la mer,
Cette idée m'a rendue amère.
Si tu savais la grandeur de ma peine,
Comme j'ai eu mal dedans mes veines !
Puis en soirée on est rentré,
Toi tu étais parti, on s'est raté.
Je t'ai vu enfin revenir,
J'ai senti ma peine s'évanouir.
Tu as regardé de mon côté,
Et mon cœur s'est emballé.
Cette douleur me quittera-t-elle,
Qui me prend et me harcèle ?
Je suis triste cependant.
Je n'ai pas profité de mes enfants
Comme j'aurais du le faire,
Ma passion ne peut se taire.
J'ai délaissé le rôle de maman
Au profit d'un tendre amant.
Souvent il me vient des larmes,
Tellement tu me désarmes.
Tu vis en moi, avec moi,
Et ça ajoute au désarroi.
Je ne veux pas encore imaginer
La semaine qui va nous éloigner.
Je penserai tant et tant à toi
Que forcément tu le ressentiras.
Dix heures, quinze heures en pensée,
On ne pourra même pas s'appeler...
On s'aime comme c'est pas possible,
Que se quitter est inadmissible.
Reste près de moi, mon grand amour,
Même loin, nous serons ensemble, toujours !!!
6 votes - 3.16/5 - Noter ce poème :
Hier ,je descendais rue des moineaux
Je suis passé devant un tableau .
Il présentait une belle endormie
Sur un sofa ou bien un lit .
Avez vous jamais cherché ?
Derrière les traces de pinceaux ,
D'une gravure ou d'une photo ?
C'est du plaisir que voyager .
Cette rue n'a rien de bien .
Sauf qu'un jour en faisant le malin ,
J'ai découvert cette douce image .
Et depuis, sans cesse , son visage .
Et les moineaux il n'y en a pas !
Car au bout de la route étoilée
Il y a la mer en vert bleuté
Qui claque au soleil avec fracas .
Je ne la connais pas
et pourtant elle est là .
est elle vraiment belle ?
est elle même réelle ?
Après un pas bref d'hésitation
Et puis un autre ,enfin je crois ,
Je suis retourné sur mes pas .
Je voulais revoir sans sommation .
Et sur l'instant j'ai regardé
Dans un tableau barbouillé .
Une triste toile sans trace ni fin .
Un bout de néant sans rien .
Et puis la porte a grincé
Et cette femme endormie
C'est réveillé très polie
Elle m'a alors demandé .
Je n'ai pas pu lui répondre
Car je me sentais fondre
Je ne suis pas très valeureux
Et même un peu peureux .
Elle était comme sur le tableau .
Hier je descendais rue des moineaux
Et la mer donnait le la
Mon cœur frappait avec fracas .
Et les moineaux il n'y en a plus
Tous ils ont été reclus .
Je n'irai plus voir le tableau .
Je n'irai plus rue des oiseaux .
16 votes - 3.43/5 - Noter ce poème :
Mon tendre amour, je viens d'apprendre la nouvelle.
Je tremble, je pleure, je n'ose aller te voir,
Je ne veux pas que tu me voies alors que je chancelle.
Dans mon regard tu ne verrais que désespoir.
Je dois me ressaisir, me redessiner un sourire.
Ne pas montrer que je sais que tu vas mourir,
J'entrerai dans ta chambre avec légèreté,
Doucement, je me pencherai pour t'embrasser.
J'avance à pas feutrés, et je recule, effarée.
Tout le corps médical est près de toi, affairé.
Tout ce matériel, ces tuyaux qui travaillent pour toi...
Tu ne peux plus lutter, toi, si fort autrefois.
On m'autorise à rester à ton chevet, en silence,
J'ai tant de choses à te dire avant de partir,
Mais te voir ainsi n'incite pas à la confidence,
Et je reste muette, je sens l'impuissance m'envahir.
Je suis près de toi et je revois un autre lit tout blanc,
Est-ce que tu penses en ce moment à notre enfant ?
Je ne croyais pas revivre si vite une telle atrocité.
D'hôpital en hôpital, la douleur toujours recommencée.
Ouvriras- tu les yeux, une fois, avant de me quitter ?
Il ne vaut mieux pas, tu aurais peur de moi, je crois.
Ton souffle va et vient, je voudrais pouvoir l'attraper
Le garder pour le protéger au plus profond de moi.
Je regarde les machines vivre à ta place et je pleure.
Je ne viendrai jamais plus me serrer sur ton cœur.
Je me bats avec toi, si impuissante toutefois.
J'ose te toucher, te murmurer que je n'aime que toi.
Un sifflement strident, filiforme, retentit ! Puis un cri !
Que se passe t-il ? Ce n'est pas possible ! Non ! Pas déjà !
Une infirmière entre, me prend par le bras, me sourit.
Se moque t-elle de moi ? En hurlant, je me jette sur toi.
Mon tendre amour, tu n'as pas rouvert les yeux
Tu es parti rejoindre notre tout petit Valentin
C'est bien, tous les deux, vous serez très heureux
Moi, je reste seule à jamais à ressasser mon chagrin.
...................
Seule, je suis trop seule, attendez-moi, je viens !
9 votes - 3.77/5 - Noter ce poème :
Ce soir, au crépuscule
C'est une soirée d'été.
Il est vingt heures passés.
Dans les champs, à côté
Comme à l'accoutumée,
J'emmène alors mon chien.
Là-bas à l'horizon,
Dans ce ciel incendié,
Le soleil flamboyant
Disparaît lentement.
Et c'est le crépuscule !
L'instant mélancolique
Que nos vieux appelaient
L'heure entre chien et loup.
Mais moi je n'aime pas
Ce reste de clarté
Qui tristement s'efface,
Et tout devient trop calme.
On entend le silence.
Les oiseaux se sont tus.
L'angoisse de la nuit
Pèse déjà sur eux.
Dans les arbres à l'entour
Encore quelques frous, frous
De rares piaillements.
Du haut d'un grand cyprès
Un merle lance un appel
Alors dans le lointain
Un autre lui répond.
Et dans l'obscurité
Un dialogue s'installe
Entre les deux oiseaux.
Est-ce une mise en garde,
La nuit sera traîtresse,
Ou bien un triste adieu
A ce qui se meurt ?
Ces appels répétés,
Ce couchant incendié,
La nuit qui nous rejoint,
Cela est si lugubre
Que mon chien, apeuré,
Se serre contre moi.
Je me sens à mon tour,
Tout à coup mal a l'aise
Une vague menace,
Un danger invisible
Semblent planer dans l'air.
Et nous rendent inquiets.
Rentrons à la maison,
Nous serons mieux chez nous.
Andrée LORITANO
2 votes - 3.00/5 - Noter ce poème :
Où serais- je sans parent
Aurais- je déjà vus le jour
Sûrement je serais l'hombre du vent
Je n'aurais surement pas senti l'odeur de l'amour
Je n'imagine même pas ma vie sans famille
Pour moi rien n'es plus important que cette chaleur Humaine
Chaque jour que je passe à un goût de vanille
On a le même sang c'est comme me couper une vaine
Une hémorragie si profonde te rend triste à jamais
Une blessure de guerre dont tu gardes les cicatrices à vie
Un puzzle où chaque membre détient un morceau de la Chaine
Complétant le cursus d'une famille unie
Là est le secret d'une vie toute dessinée
Se levant le matin , observant le bonheur de chacun
Ne souhaitant pas perdre une seule seconde du plaisir D'aimer
Embrasser le couché du soleil tous en commun
La famille c'est sacrée tu n'as pas le droit de la sacrifier
Profite de chaque instant pour ne pas en regretter le jour
La vie passe vite quand un morceau est détruit un autre né
Mais ne compte pas l'attendre au carrefour .
1 votes - 5.00/5 - Noter ce poème :
Me levant le matin, l'aurore était sans fin
La pluie m'envahit à l'appel du midi
Des gouttes si froides tombées tant l'avenir fût si brisé
Un éclat de soleil se réveilla en moi c'était signe de Guérilla
La maladresse de chacun rend la vie si commun
La vie ressemble à un esclavage sans paysage
Chaque matin se ressemble et s'assemble
Telle est une vie qui est si grise
L'après-midi m'inspire les nuages forment un empire
Le chef te retire les clefs de la satyre
Pourtant le fouet t'est destiné à un usage si particulier
Ta douleur est si profonde tant le bonheur est si vagabond
Ta vie ne tient que sur un fil ne froisse pas t'est sourcil
Une simple coupure rend ton âme à la censure
La mort c'est la suite de la vie tu sais se n'est pas si jolie
Le paradis c'est tout petit alors reste ici.
don Camille
2 votes - 3.00/5 - Noter ce poème :
Tu es belle et tu pleures.
Y a-t-il homme sans cœur
Pour faire souffrir un fée aux milles douceurs ?
A te voir Princesse,
On t'attribuerait toutes les richesses.
Pourtant, tu n'as que tristesse.
Tu as perdu l'espoir,
Oubliant que tu détiens des pouvoirs
A blanchir les cœurs, même les plus noirs.
J'aimerais tellement te voir sourire
Mais, toi, tu rêves déjà, de mourir
Pour ne plus souffrir.
Moi, je suis prêt à t'offrir le bonheur
Si pour toi, ce n'est pas perdre ton honneur
Que de vivre avec un homme sans demeure.
Je ferai de toi la maîtresse
De mes nuits de jeunesse
Si tu veux bien croire en mes promesses.
11 votes - 3.81/5 - Noter ce poème :
Six années de pension,
Comment les accepter.
Quand on a que douze ans,
Qu'on se voit retirer
Sans l'avoir demandé,
La liberté des jours
D'insouciante écolière.
Mais ce jour arriva.
Un triste jour d'octobre.
Seule dans ce parloir froid,
Grand et sombre à souhait,
Qu'il fut réconfortant
L'accueil chaleureux
De celle qui plus tard
Devinrent mes amies.
L'habitude vint vite
Que de jours simples à vivre,
Ma donnée l'internat
Entre amies bien choisies
Et professeurs sévères.
Je me souviens encore
Du grand réfectoire froid
Et de sa chaude ambiance
A l'heure des repas.
Et, le soir au dortoir,
Avant l'heure du coucher,
Suivant nos préférences
Ou nos affinités,
Assises au pied d'un lit,
Les petites confidences,
Chuchotées à voix basses,
Dans une oreille amie,
Ça ne peut s'oublier.
Sur le baiser du soir,
On allait se coucher.
Comme elles furent regrettées,
Mes amies de ce temps,
Ce petit groupe uni
De trois ou quatre filles.
Au retour des vacances,
Que de joie de bonheur,
Se lisait dans nos yeux.
Encore pour une année,
Nous allions vivre ensemble,
Malgré les froids dortoirs,
Et les préaux lépreux.
Cette vie là, vois tu
Nous collait à la peau.
Nous nous sentions chez nous.
Pour nous les pensionnaires,
Elle est passée trop vite.
Des souvenirs en restent
Et parfois des regrets.
Certains jours furent d'enfer,
D'autres de paradis.
Ces années d'internat,
Elles, vivent toujours en moi.
C'est pour cela, vois tu
Qu'aujourd'hui je t'en parle.
Avons-nous seulement,
Eu la sagesse de savoir,
Tout simplement en profiter ?
Bien des fois, je me dis :
« Si jeunesse savait ............ »
Sûrement que la suite,
Moi-même la connais.
8 votes - 3.62/5 - Noter ce poème :
Avez-vous déjà en un bel été remarqué
Haut perché dans un magnifique ciel
Après une brève mais forte pluie d'été
La splendeur inouïe d'un bel arc-en-ciel?
Quand le soleil subitement disparait
Laissant place aux nuages et à la triste pluie
L'arc-en-ciel guette quand il pourrait
Monter haut dans le ciel pour qu'on ne voit que lui.
Toutes ces couleurs alors nous illuminent
En formant sous nos yeux un bel arc unanime
Qu'on le regarde de Paris où de Nîmes.
Il occupe dès lors toutes nos âmes
Même les grands et dangereux soldats baissent les armes
Devant son attirance et son unique charme.
5 votes - 3.40/5 - Noter ce poème :