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Poèmes

Tout va de travers

Par I-c-i le 04/02/2012


Tout va de travers pour moi,
Rien ne va.
Je suis triste
Je fais un effort pour tout,
Mais je me fais quand même crier dessus.
Tout cela à cause de mes parents qui se disputent
Sans arrêt.
Tous les jours.
Jamais un jour de repos.
Chaque année c'est la même scène,
Le jour de mon anniversaire
Ou
Le jour ou je vais le fêter,
Ils se disputent pour en rien,
Chaque année depuis mes 7 ans.
Cette année cette scène est apparue encore.
Ils sont sur le point du divorce...
Tout va de travers pour moi

2 votes - 1.50/5 - Noter ce poème :



La plaine porte le son de sa voix
L'air transporte son parfum
Elle est considérée comme la reine de ce lieu
Reine de tristesse, de haine & de sagesse

L'histoire raconte la légende,
Deux soeurs, une seule personne
Qui fait front contre l'obscurité
Pour l'amour, elle utilise la haine.

Une soeur, prit par les flammes
Sauva sa moitié & la laissa dans le noir
Elle perdit son coeur, son âme
Ses larmes ruissellent sur ses joues.

Une larme devint une perle
La perle de ses sentiments
Perdue dans le temps
Elle attends son Ange.

La lune brille, les étoiles illuminent
Le vent emporte le sang du diable
L'ange est là, une larme coula
La perle naquit...

Le coeur du Poussin frissonna
Sa perle devint perle de sentiment
Elle le retrouva enfin.
Le sentiment d'être un Ange ...

4 votes - 2.50/5 - Noter ce poème :



Les bruit me rendent sourd
Le soleil éclaircit ma peau,
Je suis seul dans cette rue
J'attend de voir les étoiles.

La pluie flottille sur mes joues,
Mes larmes coulent sur le sol,
Seul le blanc de la nuit,
Offre un iris de lumière...

L'odeur de la vie se fait sentir,
Et pourtant les ténèbres l'englouti
Le sang s'échappe de mon corps
Mon regard devint sombre

Tu m'a abandonner tel une poussière,
Et pourtant je suis la encore debout
On voyer l'elfe au sol,
Mais aujourd'hui je suis la en face de vous

L'Ange, le Poussin, l'Étoile, la Fée
Tous sont la en face de moi
Le Démon, ma Confidente, mon Espoir
Tous sont là, à mes cotés

Le combat rugit,
Gaïa hurle de souffrance,
Poseï gémit de tristesse,
Le monde s'enfonce dans l'obscurité,

Vous me demander de choisir
La larme, la perle dans mes main
J'arrache mes aile , te tourne le dos
Elle se brise laissant tout se detruire

Plus rien de se monde ne vie
La mort recouvre nos sentiments
On ces détruit nous même
Tel une fin , je m'écroule

Vos larmes ne pourrons sauver se monde
Votre haine vous fait sombrer
La mienne vous appelle
Tel un elfe venu du ciel...

By Lu'cïol....

2 votes - 4.00/5 - Noter ce poème :


Les défauts vilains

Par I-c-i le 06/12/2011


L'hypocrisie,
L'hypocrisie est un vilain défaut,
Si tu ne veux pas être comme ces gens
Qui sont hypocrites,
Dis leur en face ce que tu as sur le coeur .
Ne parle jamais derrière le dos d'une personne,
Les rumeurs circulent vite dans une école
Alors fait attention !
L'égoïsme
L'égoïsme est un vilain défaut,
Moi on ma dit : " Pourquoi tu me dit pas que je suis énervante en face ?
Je réponds : Tu veux que je te le dise hein ? Bah voilà t'es énervante ! T'es contente
Je te l'ai dit en face, je ne cache pas la vérité, je la cache si elle est importante ."
La personne s'est mise à pleurer,
On m'a accuser à tort et à travers,
Bizarrement , cette personne ce qui lui importe
C'est être populaire.
Ses amies passent avant
La popularité
Résultat ,j'ai été accuser à tort et à travers pour sa !
Et pour sa je n'ai plus d'amis
Je suis triste à présent
J'ai encore une amie qui me sert de deuxième épaules
Je n'ai que ma famille et mon amie pour vivre.
Ne deviens pas un des leurs

3 votes - 3.66/5 - Noter ce poème :



Ca fait aujourd'hui une semaine que je suis né, quel bonheur d'être arrivé dans ce monde !

Ma maman s'occupe très bien de moi. C'est une maman exemplaire.

Aujourd'hui j'ai été séparé de maman. Elle était très inquiète et m'a dit adieu du regard. En espérant que ma nouvelle "famille humaine" s'occupera aussi bien de moi qu'elle l'a fait.

J'ai grandi vite, tout m'attire et m'intéresse. Il y a plusieurs enfants à la maison, ils sont pour moi comme des "petits frères". Nous sommes très polissons, ils me tirent la queue, et je les mords pour jouer.

Mois 05:
Aujourd'hui, ils m'ont disputé. Ma maîtresse m'a grondé parce que j'ai fait "pipi" à l'intérieur de la maison, mais ils ne m'ont jamais dit où je devais le faire. En plus je dors dans la réserve... et je ne me plaignais pas!

Aujourd'hui j'ai eu un an. Je suis un chien adulte. Mes maîtres disent que j'ai grandi plus qu'ils ne le pensaient. Qu'est-ce qu'ils doivent être fiers de moi !

Aujourd'hui, je me suis senti très mal. Mon "petit frère" m'a pris ma balle. Moi je ne lui prends jamais ses jouets. Alors je lui ai reprise. Mais mes mâchoires sont devenues fortes et je l'ai blessé sans le vouloir. Après la peur, ils étaient furieux et ils m'ont enchaîné, je ne peux presque plus voir le soleil. Ils disent qu'ils vont me surveiller, que je suis un ingrat. Je ne comprends rien à ce qui se passe.

Plus rien n'est pareil... je vis sur le balcon. Je me sens très seul, ma famille ne m'aime plus. Ils oublient parfois que j'ai faim et soif. Quand il pleut, je n'ai pas de toit pour m'abriter.

Aujourd'hui, ils m'ont fait descendre du balcon. J'étais sûr que ma famille m'avait pardonné et j'étais si content que je sautais de joie. Ma queue bougeait dans tous les sens. En plus, ils m'emmènent avec eux pour une promenade. Nous avons pris la direction de la route et d'un coup, ils se sont arrêtés. Ils ont ouvert la porte et je suis descendu tout content, croyant que nous allions passer la journée à la campagne. Je ne comprends pas pourquoi ils ont fermé la porte et sont partis. "Écoutez, attendez !" Vous... vous m'oubliez. J'ai courru derrière la voiture de toutes mes forces. Mon angoisse grandissait quand je me rendais compte que j'allais m'évanouir et qu'ils ne s'arrêtaient pas : ils m'avaient oublié.

J'ai essayé en vain de retrouver le chemin pour rentrer à la maison. Je me sens et je suis perdu. Sur mon chemin, il y a des gens de coeur qui me regardent avec tristesse et me donnent un peu à manger. Je les remercie du regard et du fond du coeur. J'aimerais qu'ils m'adoptent et je leur serais loyal comme personne. Mais ils disent juste "pauvre petit chien", il a dû se perdre.

L'autre jour, je suis passé devant une école et j'ai vu plein d'enfants et de jeunes comme mes "petits frères". Je me suis approché et un groupe, en riant, m'a lancé une pluie de pierres pour "voir qui visait le mieux". Une des pierres m'a abîmé l'oeil et depuis je ne vois plus de celui-ci.

Vous ne le croirez pas, mais les gens avaient plus pitié de moi quand j'étais plus joli. Maintenant je suis très maigre, mon aspect à changé. J'ai perdu mon œil et les gens me font partir à coup de balais quand j'essaie de me coucher dans un petit coin d'ombre.

Je ne peux presque pas bouger. Aujourd'hui, en essayant de traverser la rue où circulent les voitures, je me suis fait renverser. Je pensais être dans un endroit sûr appelé fossé, mais je n'oublierai jamais le regard de satisfaction du conducteur qui a même fait un écart pour essayer de m'écraser. Si au moins il m'avait tué ! Mais il m'a éclaté la hanche. La douleur est terrible, mes pattes arrières ne réagissent plus et je me suis difficilement tiré vers un peu d'herbe au bord de la route.

Cela fait 10 jours que je passe sous le soleil, la pluie, sans manger. Je ne peux pas bouger. La douleur est insupportable. Je me sens très mal, je suis dans un lieu humide et on dirait même que mon poil tombe. Des gens passent, ils ne me voient même pas, d'autres disent "ne t'approche pas". Je suis presque inconscient, mais une force étrange m'a fait ouvrir les yeux... la douceur de sa voix m'a fait réagir. Elle disait "Pauvre petit chien, dans quel état ils t'ont laissé"... avec elle il y avait un monsieur en blouse blanche, il m'a touché et a dit "je regrette madame, mais ce chien ne peut plus être soigné, il vaut mieux arrêter ses souffrances". La gentille dame s'est mise à pleurer et a approuvé.

Comme je le pouvais, j'ai bougé la queue et je l'ai regardé, la remerciant de m'aider à trouver enfin le repos.

Je n'ai senti que la piqûre de la seringue et je me suis endormi pour toujours en me demandant pourquoi j'étais né si personne ne me voulait.

6 votes - 4.16/5 - Noter ce poème :


Ma jalousie

Par Dany_07 le 03/12/2011


Je jalouse la goûte d'eau
Qui effleure ta douce peau.
Je jalouse la sueur
Qui s'évapore au rythme de ton coeur.
Je jalouse la terre
Qui soutient ton corps de rêve.
Je jalouse la brise
Qui te fait sans cesse la bise.
Je jalouse le vent
Que tu respires assidûment.
Je jalouse tous les miroirs
Qui peuvent toujours te voir.
Je jalouse tous les gens
A qui tu parles tout le temps.

Je suis jaloux car la tristesse
Qui m'envahie me détruis la vie
Car je sais que jamais tu seras
Ce que je souhaite que tu sois

3 votes - 4.33/5 - Noter ce poème :


Face à la Mer

Par Vanprost le 25/11/2011


La brume est tombée sur cette longue plage de Flandres,
Marchand face à la mer, en ce samedi soir de novembre,
Je m'imprègne du vent, qui forge le cœur des hommes d'ici en le rendant plus fort,
Le septentrion m'appelle, m'enivre, m'enlace, me mord,
Au loin se dressent les usines, dragons cracheur de cendres,
Majestés d'un autre âge, gardien de cet enfer du nord...
Ici le gris domine, si pour certain il est triste, je le trouve élégant,
Il envoute ce bout de monde et rend hommage aux habitants,
Figé entre deuil et espoir, oscillant entre le noir et le blanc,
Car marchand face à la mer, je n'oublie pas pourtant,
Que le sable blond sous mes pieds fut bien des fois gorgé de sang,
Celui du courage des hommes l'ayant arraché aux éléments,
Et qui après pour défendre, ce petit morceaux de terre ce petit morceau de France,
Ont depuis des siècles, sacrifier leur vies, leurs âmes, leur innocence...
Ici la mer gouverne, au rythme des tempêtes,
Rappelant à chacun le souvenir de ses amants,
Qui part un amour démesuré ont péris trop souvent,
Car la mer est une catin refusant la tromperie,
Et si l'homme reste trop à terre, alors par sa maitresse il se verra repris,
Ce bout de terre est sacré,
Les fantômes du passé se mêlant à la modernité,
Une chose, une seule en ce pays ne changera jamais...
C'est qu'en marchant face à la mer un samedi soir de novembre,
La brume tombera encore sur cette longue plage de Flandre.

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Solitude

Par Poetedanslame le 18/11/2011


L'après-midi.

L'air est lourd,
Et étouffant...

La pluie a cessé,
Les rues frissonnent,
Sous le vent
Qui amène avec lui,
Les feuilles mourantes...

La dernière danse,
De quelques amants...

Solitude !
Es-tu là ?

Loin des regards,
Un ombre s'endort...
Près d'un fleuve qui se tait,
Un esprit endormi...

Elle s'assoiffe de rêves,
Qui appellent à la Mort.

D'une Souffrance qui la blesse,
Qui ne comble sa vie...

Solitude !
Que fais-tu ?

Un rossignol chante aux cieux,
Sur le toit d'un palais...
Qu'il a refusé encore.

Alors, il prend son envol,
Vers l'horizon déchaîné,
Puis disparaît au soleil...
Couchant.

Solitude !
Pourquoi ?

Les échos de tristesse,
Résonnent au fond de la nuit...

Les étoiles, une à une,
Meurent avec leur secret...

Car toi, Solitude,
Tu te fais la cruelle amie !

Des coeurs blessés...
Qui ne demandent qu'à aimer...

Solitude !
Laisse-moi !

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Aurore

Par Dedeye le 15/11/2011


Aurore...

Quand arrive l'aurore qui naît de la nuit
L'aube s'éveille avec son soleil qui luit.
Dans l'immense clarté du petit matin,
Notre nuit d'amour prenait fin.

J'ai étreint durant toute la nuit
La volupté de ton corps enfoui
Dans les draps d'un amour grisant
Où nos cœurs s'égaraient dans le temps.

Le sablier de notre nuit s'écoulait
Avec nos serments et leurs divins secrets !
J'appréhendais l'arrivée du petit jour
Qui soufflera sur la flamme de nos amours.

Les parfums de nos corps enlacés transportent
Les souvenirs de nos ébats dont les portes
Se referment sur les terrasses de la félicité
Où gît l'amour d'une nuit qui s'est refermée.

Je retiens la nuit quand arrive le matin clair
Le jour est là et notre nid devient pierre
Tristesse d'un matin dans la nuit d'un miroir
L'aube va ravir nos amours dans l'attente du soir.

Et l'aurore naissait quand la nuit s'endormait
Nous refermions les volets de la volupté
De notre paradis nocturne et de ses plaisirs !
Le soleil brillait sur le jour que j'allais haïr.

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Cote d'Ivoire

Par Mister-tenebrus le 13/11/2011


Ah la COTE D'IVOIRE
Ce beau pays d'antan,
Ce beau pays qui fut construit par nos aînées sous le regard dur de nos anciens maîtres les blancs,
Ce magnifique pays hospitalier qui recevait sous ses bras aimants et protecteurs plusieurs étrangers qui venaient s' abrités sous ses ailes,
Ce merveilleux pays qui s'occupait avec amour des gens démunis et malheureux qui étaient en son sein,
Ce pays ou il faisait si bon de vivre ou tous ses visages qui l'habitaient étaient immensément joyeux,
Ce pays d'espérance n'est plus que l'ombre de lui même.
A cause d'opinions politiques, le pays de Gbagbo
n'est plus que désolation
Ce précieux pays est aujourd'hui un pays ou règne l'insécurité et la tristesse
A cause de cette pléthore de soldats nommés FR CI qui mènent à bien leurs malsains boulots.
Jusqu'à quand résistera-tu?
jusqu'à quand tes ennemis continueront leurs infamies?
Mais tiens bon COTE D'IVOIRE,
Un jour tu te relèvera devant le regard ébahi de tes agresseurs.

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Nos absents.

Par Poetedanslame le 13/11/2011


Ce n'est pas vraiment des fantômes,
Mais leur absence est tellement forte...
Qu'elle crée en nous une présence,
Qui nous rend faible...
Nous supporte.

C'est ceux qu'on a aimé,
Qui créait un vide,
Presque tangible,
Car l'amour qu'on leur donnait
Est orphelin...
Il cherche une cible.

Pour certains, on le savait,
On s'était préparé au pire,
Mais d'autres ont disparu,
D'un seul coup,
Sans prévenir.

On leur a pas dit "Au revoir",
Ils sont partis sans notre accord,
Car la Mort a ses raisons,
Que notre raison ignore.

Alors, on s'est regroupé,
D'un réconfort utopiste,

A plusieurs, on est forts,
Mais on est pas moins triste.

C'est seul qu'on fait son deuil,
Car on est seul quand on ressent.
On apprivoise la douleur,
Et la présence de nos absents.

Nos absents sont toujours là,
A l'esprit,
Et dans nos souvenirs.

Sur ce film de vacances,
Sur ces photos pleines de sourires...

Nos absents nous entourent,
Et resteront à nos côtés,
Ils reprennent vie dans nos rêves,
Comme si de rien n'était.

On se rassure face à la Souffrance,
Qui nous serre le cou,
En se disant que là où ils sont,
Ils ont sûrement moins mal que nous...

Alors, on marche,
On rit,
On chante...

Mais leur Ombre demeure,
Dans un coin de notre cerveau,
Dans un coin de notre bonheur.

Nous, on a des projets,
On dessine nos lendemains,
On décide de nos chemins,
On regarde l'avenir entre nos mains.

Et, au coeur de l'action,
Dans nos victoires ou nos enfers,
On imagine, de temps en temps,
Que nos absents nous voient faire.

Chaque vie est un miracle,
Mais le final est énervant.

Je me suis bien renseignée,
On en sortira pas vivant.

Il faut apprendre à l'accepter,
Pour essayer de vieillir heureux...

Mais chaque année,
Nos absents sont un peu plus nombreux...

Chaque nouvelle disparition,
Transforme notre coeur en dentelle,
Mais le temps passe,
Et les douleurs vives deviennent pastelles...

Ce temps qui, pour une fois,
Est un véritable allié.

Chaque heure passé,
Est une pommade,
Il en faudra des milliers.

Moi, les Morts,
Les Disparus,
Je n'en parle pas beaucoup.

Alors, j'écris sur eux,
Je titille les sujets tabous...

Ce grand mystère qui nous attend,
Notre ultime point commun à tous...
Qui fait qu'on court après la vie,
Sachant que la Mort est à nos trousses...

Ce n'est pas vraiment des fantômes,
Mais leur absence est tellement forte...
Qu'elle crée en nous une présence,
Qui nous rend faible...
Nous supporte.

C'est ceux qu'on a aimé,
Qui créait un vide,
Presque infini,
Qu'inspire des textes...
Premier degré.

La Mort, même si on ne la veut pas,
Attend, là,
Derrière notre porte,
Prête à frapper...
Là où ça fait mal,
Sentir le fer de la faux,
Dans notre dos...

Pour apaiser nos souffrances...
Et mourir...
En silence.

3 votes - 3.66/5 - Noter ce poème :


Douleur

Par Cotart le 29/10/2011


Je ferme les yeux, j'ai peur
Cent peurs aveuglent mon cœur
Mon cœur est seul, ô ! détresse

Je veille, demeure en pleurs
Cent pleurs endeuillent mon cœur
Mon cœur est veuf, ô ! tristesse

Le malheur me vêt de fleurs
Cent fleurs linceulent mon cœur
Mon cœur se meurt, ô ! vieillesse

Je me leurre de douleurs
Cent douleurs font feu d'un cœur
Ô ! j'ai perdu mon doudou

2 votes - 4.50/5 - Noter ce poème :



Tu as passé tout ton temps,
A attendre...
Pour cette seconde chance...
Pour une pause...
Qui me ferait du bien.

Il y a toujours une raison,
De ne pas se sentir assez bon...

Et c'est difficile à la fin de la journée...

J'ai besoin d'un peu de détente...
Ô belle mort...
Le souvenir coule dans mes veines...

Laisse-moi être vide,
Ou léger...

Peut-être que je trouverai la Paix...
Ce soir.

Dans les bras d'un Ange,
M'envoler loin d'ici,
De cette chambre d'hôtel,
Froide et obscure...

Et l'infini,
Que je crains...
On me tire de l'épave de ma vie...
De ma silencieuse rêverie...

Je suis dans les bras d'un Ange...
Je trouverai peut-être un peu de confort ici...

Si fatiguée de la ligne droite,
Et partout, je me tourne,
Il y a des vautours et des voleurs,
Dans mon dos...

La tempête continue de souffler,
Je continue de te mentir...
Je compense en mentant...
De tout ce qui me manque...

Mais ça ne fait aucune différence,
Je m'évade une dernière fois,
Il m'est plus facile de croire,
En cette folie sucrée...

Cette tristesse glorieuse,
Qui me fait tomber à genoux...
M'offrant aux ailes d'un Ange...

En allant me réfugier dans les bras d'un Ange,
J'espère que je trouverai le confort et le bonheur,
Que je n'ai pas...
Ici-bas.

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Adieu

Par Poetedanslame le 05/09/2011


Aux arbres mouillés de septembre,
A leur soleil de souvenir,
A ces mots doux, à ces mots tendres,
Que je t'ai entendu me dire,
A la faveur d'un chemin creux,
Ou d'une bougie allumée...

Adieu à ce qui fut nous deux,
A la passion du verbe "Aimer"...

Adieu est une infinie diligence,
Où les chevaux ont dû souffrir,
Où les reflets de ton absence,
Ont marqué l'ombre du plaisir...

Adieu est une lettre de toi,
Que je garderai sur mon coeur,
Une illusion de toi & moi,
Une impression de vivre ailleurs...

Adieu n'est que vérité devant Dieu,
Tout le reste est lettre à écrire,
A ceux qui se sont dit Adieu
Quand il fallait se retenir...

Tu ne peux plus baisser les yeux,
Devant le rouge des cheminées,
Nous avons connu d'autres feux,
Qui nous ont si bien consumés...

C'est nos deux corps qui séparent,
Sur la rivière du temps qui passe,
Je ne sais pas pour qui tu pars,
Et tu ne sais pas qui m'embrasse...

Nous n'aurons plus de jalousies,
Ni de paroles qui font souffrir,
Aussi fort qu'on s'était choisi,
Est fort le moment de partir...

Adieu...

C'est le sanglot long des horloges,
Et les trompettes de Waterloo,
Dire à tous ceux qui s'interrogent,
Que l'Amour est tombé à l'eau...

D'un bateau ivre de tristesse,
Qui nous a rongé toi & moi,
Les passagers sont en détresse,
Et j'en connais deux qui se noient...

Adieu...

C'est le loup blanc dans sa montagne,
Et les chasseurs dans la vallée,
Le soleil qui nous accompagne,
Est une lune bête à pleurer...

Adieu ressemble à ces marées,
Qui viendront tout ensevelir,
Les marins avec les mariées,
Le passé avec l'avenir...

Je t'aime...

Adieu.

6 votes - 3.83/5 - Noter ce poème :



Lorsque tu pleures,
Une partie de moi meurt...

Tu cries de douleur,
Je m'effondre d'horreur...

Quand la tristesse t'envahit,
Je sens mon coeur qui faiblit...

Quand ton âme saigne,
Les lumières de mon regard s'éteignent...

8 votes - 4.00/5 - Noter ce poème :



Il est de ces évènements qui sortent
Tout le reste de nos pensées,
Certaines circonstances qui nous stoppent
Net dans notre lancée,
Il est de ces réalités qu'on n'était pas
Prêt à recevoir,
Et qui rendent toute tentative de bien-être illusoire....

J'ai pas les mots pour exprimer
La puissance de la douleur,
J'ai lu au fond de tes yeux ce que signifiait
Le mot malheur,
C'est un souvenir glacial,
Comme ce soir de décembre,
Où tes espoirs brûlants ont laissé place
A des cendres...

J'ai pas trouvé les mots
Pour expliquer l'inexplicable,
J'ai pas trouvé les mots
Pour consoler l'inconsolable,
Je n'ai trouvé que ma main
Pour poser sur ton épaule,
Attendant que les lendemains
Se dépêchent de jouer leurs rôles...

J'ai pas les phrases miracles
Qui pourraient soulager ta peine,
Aucune formule magique
Parmi ces mots qui saignent,
Je n'ai trouvé que ma présence
Pour t'aider à souffrir,
Et constater dans ce silence
Que ta tristesse m'a fait grandir...

J'ai pas trouvé le remède
Pour réparer un cœur brisé,
Il faudra tellement de temps
Avant qu'il puisse cicatriser,
Avoir vécu avec elle
Et apprendre à survivre sans,
Elle avait écrit quelque part
Que tu verserai des larmes de sang...

Tu as su rester debout
Et je t'admire de ton courage,
Tu avances la tête haute
Et tu traverses cet orage,
A coté de ton épreuve,
Tout me semble dérisoire,
Tous comme ces mots qui pleuvent
Que j'écris sans espoir.

Pourtant les saisons s'enchaîneront
Saluant ta patience,
En ta force et ton envie,
J'ai une totale confiance,
Tu ne seras plus jamais le même
Mais dans le ciel dès demain,
Son étoile t'éclairera...
Pour te montrer le chemin.

4 votes - 3.50/5 - Noter ce poème :


Toi

Par Poetedanslame le 04/07/2011


Il n'y a pas un seul jour
Où je ne pense pas à toi.
En fait, dès que je me lève,
Ma première pensée, c'est Toi.

Et je me demande qui tu es,
Sans moi...
Moi, je ne suis personne...
Sans toi.

Est-ce vrai,
Que j'ai toujours été
Spéciale pour toi ?

Ce poème est pour toi,
Et pour personne d'autre.
J'espère qu'il t'apportera
Quelque confort dans ta tristesse.

Pour rien au monde,
Je pourrai croire
Que c'est fini entre nous.

Mais je ne t'ai jamais menti :
Je t'aime pour la vie.

Il n'y a pas un seul jour
Où je ne pense pas à toi.
Il n'y a personne
Qui pourrait te remplacer.

Il y a tant de poèmes
Qui me font penser à toi...

M'entends-tu ?
Je t'appelle...

Je veux revoir ton sourire
Pour redonner un sens à ma vie.

Même si tu ne le vois pas,
Moi, cet amour secret,
Qui me tue me pousse à te dire :
Je t'aime pour la vie.

3 votes - 2.33/5 - Noter ce poème :



Je te regarde
Toi
Avec ton air pensif
Et je me demande à quoi tu penses

Je te regarde
Toi
Avec ton air joyeux
Et je me demande pourquoi tu ris

Je te regarde
Toi
Avec ta supériorité
Et je me demande ce que tu y gagnes

Je te regarde
Toi
Avec tout tes amis
Et je me demande à quoi ils te servent

Et puis je regarde tes yeux
Mais je ne vois ni joie ni pensé
Juste de la tristesse
Alors je fixe tes grands yeux de chagrin
Et avant que tu m'échappes
Je te demande une dernière fois
Pourquoi ne m'aimes-tu pas?

4 votes - 3.75/5 - Noter ce poème :


J'ai pas les mots.

Par Poetedanslame le 11/05/2011


Il est de ces événements qui sortent tout le reste de nos pensées,
Certaines circonstances qui nous stoppent nette dans notre lancée,
Il est de ces réalités qu'on n'était pas prêt à recevoir,
Et qui rendent toute tentative de bien-être illusoire.

J'ai pas les mots pour exprimer la puissance de la douleur,
J'ai lu au fond de tes yeux ce que signifiait le mot malheur,
C'est un souvenir glacial, comme ce soir de décembre,
Où tes espoirs brûlants, ont laissé place à des cendres.

J'ai pas trouvé les mots pour expliquer l'inexplicable,
J'ai pas trouvé les mots pour consoler l'inconsolable,
Je n'ai trouvé que ma main pour poser sur ton épaule,
Attendant que les lendemains se dépêchent de jouer leur rôle.

J'ai pas les phrases miracles qui pourraient soulager ta peine,
Aucune formule magique parmi ces mots qui saignent,
Je n'ai trouvé que ma présence pour t'aider à souffrir,
Et constater, dans ce silence, que ta tristesse m'a fait grandir.

J'ai pas trouvé le remède pour réparer un cœur brisé,
Il faudra tellement de temps avant qu'il puisse cicatriser,
Avoir vécu avec elle et apprendre à survivre sans,
Elle avait écrit quelque part que tu verserais des larmes de sang.

Tu as su rester debout et je t'admire de ton courage,
Tu avances la tête haute et tu traverses cet orage,
A coté de ton épreuve, tout me semble dérisoire,
Tous comme ces mots qui pleuvent que j'écris sans espoir.

Pourtant les saisons s'enchaineront saluant ta patience,
En ta force et ton envie, j'ai une totale confiance,
Tu ne seras plus jamais le même, mais dans le ciel, dès demain,
Son étoile t'éclairera pour te montrer le chemin.

2 votes - 3.50/5 - Noter ce poème :


Ainsi va la vie

Par Daniella le 24/04/2011


Le soleil s'est levé
Sur une douce journée.
Rien ne peut t'arriver.
Tes enfants ont grandi.
Tu souris à la vie.

Quelques années plus tard
De cartons en placards,
Tu traînes ton cafard,
Le teint hâve, blafard
L'œil triste et hagard.

Une petite étincelle
Là, au creux de tes yeux
A rallumé ma belle
Le crépitement du feu.
Il est beau comme un dieu.

Le temps passe et s'enfuit.
Un soir terne d'ennui
L'ombre vire au gris.
Plus loin, l'aube éclatante
Et promesses tentantes.

De régions en contrées
Tu as tant cheminé.
Meubles et sacs chargés
Posés, défaits, refaits
Et tu es fatiguée.

Tu as repris des forces
Mais le destin se corse.
On t'appelle au chevet
De l'homme le plus aimé
Il fut "le" modèle, le premier.

Ainsi va la vie !

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Là où je me réfugie

Par Rederries le 10/03/2011



Là où je me réfugie
Là où j'oublie tous mes soucis
Là où je suis heureux
Là où je ne suis plus amoureux
Là où je ne vis plus
Pour un amour impossible
Là où je ne suis pas déçu
Par celle que je ne croyais pas si insensible
Là où je renaît de mes cendres
Là où un ange pourrait venir me prendre
Un endroit que personne ne connaît
Et qui à moi seul plaît
Là où je me réfugie
Là où j'oublie ma triste vie
Là où je me suis enfui
En fuite de l'ennui
Là où tout est mieux
Dans mon jardin secret
Là où je fais ce que je veux
Sans être blâmé
Là où plus rien ne me fait trembler
À part le vent de l'air frais
Un endroit dont personne ne connaît l'existence
Et qui pour moi seul a de l'importance
Là où je me réfugie
Sans en avoir à en payer le prix
Là où il n'y a plus rien à craindre
Un endroit que l'on pourrait peindre
Là où je me repose
Là où ce ne sont plus mes larmes qui m'arrosent
Là où se déposent
Les pétales des plus belles roses
Là où tout est simple
Là où personne ne grimpe
Même si la vue est splendide
Même si je suis tombé dans le plus profond des vides



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Regarde

Par Poetedanslame le 06/03/2011


Regarde la un peu,
Regarde comme elle essaie de sourire sans toi,
Admets que ce n'est pas crédible.
Tu ne vois pas
Qu'elle regarde toujours ses pieds
Quand elle marche ?

Qu'elle a toujours l'air seule,
Même si elle est entourée de tous ses amis ?
Et sur les photos..
Est-ce que tu as vu ce qu'il y a dans ses yeux ?
Non, parce qu'il n'y a rien,
Il n'y a plus rien.
Tu te souviens,
Avec toi, comme ils brillaient ?

Et ce sourire que tu aimais tant,
Toujours scotché sur son visage !
C'est fou comme maintenant elle parait sans vie.
Oh, et puis ces coups d'œil qu'elle te lance,
Sans aucun retour de ta part,
Tu les a vu ?

Elle doit souffrir la pauvre,
Elle doit vraiment avoir mal.
Dis moi,
Tu restes insensible à son chagrin
Ou tu te forces ?
Je me demande aussi
Où sont passés ses jolis vêtements colorés.

Elle ne porte plus que du noir,
Tu sais c'est la couleur de la tristesse,
C'est connu.
Elle est en deuil, ça doit être ça,
En deuil de toi.
Oui, c'est certainement ça,
Sauf que c'est elle qui parait morte.
Regarde ce qu'elle est devenue :

Tu l'as tuée.

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Il n'y a que Maman qui m'a emmenée à l'école,
Les devoirs en pleurs, pas de barbe qui console,
Les Noëls à deux, ça fait pas gros.
Je te demandais d'être là,
De venir sans cadeaux.
Je ne peux pas être triste,
D'images j'en ai pas.
Tu es juste égoïste,
Il manque un bout de moi.

Tu as beau être mon père,
Moi, je ne te reconnais pas.
Les années de galères,
On a fait sans toi.
Ça ne fuit pas un père,
C'est là ça ne triche pas.
Tu as mis mon coeur à l'envers,
Ma rage à l'endroit.

Et elle, est-ce que tu as pensé à elle ?
Aujourd'hui encore, il y a que moi qui lui dit :
"Tu es belle".
Elle a cassé son miroir,
Elle ne veut plus se regarder.
Je gomme toute ressemblance,
Je ne veux pas la voir pleurer.
C'est pas comme tous ces couples
Qu'on voit à la télé.
Toi, tu es juste parti
Tu ne reviendras jamais.

Ca y est, j'ai grandi
Je me suis faite toute seule.
J'en ai vu des terres,
De Tabou à Nabeul.
Toutes ces cicatrices
Qui ont fait de moi
Cette fille devant toi, là
Fragile et froide.
J'ai banni de mon dico
Le mot "Papa".
J'en ai fait un poème,
C'est ma thérapie à moi.

Je ne te reconnais pas.

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Pourquoi

Par Poetedanslame le 19/01/2011


Pourquoi rayonner de joie
Alors qu'on est en plein désespoir ?

Pourquoi rire
Quand on a envie de pleurer ?

Pourquoi se taire
Quand on a envie d'hurler ?

Pourquoi sourire
Quand on est triste ?

Pourquoi dire que ça va
Alors, qu'en vérité, tout va mal ?

Pourquoi il n'y pas de réponses
A toutes mes questions ?

Je sais que personne n'y répondra
Car plus rien n'est là.

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Le jour où je mourrai

Par Kr6x le 08/01/2011


Le jour où je mourrai,

Que ne soit pas triste la maisonnée,
Vaquez à vos occupations et ne pleurez pas à mon chevet,
J'ai accompli ici bas ma mission je pars me reposer,
Dans les cieux d'où je vous regarderai.

Le jour où je mourrai,

Souvenez-vous que j'aimais les roses et les muguets,
mettez-en moi prêt de moi pour que ma demeure en soit parfumée,
Chantez moi tout bas ma mélodie préférée,
De là où je serai je vous entendrai.

Le jour où je mourrai,

Je serai heureux quand vous sourirez,
En pensant aux agréables moments que nous avons passés,
Et au bonheur que nous avons partagé,
Ainsi, trouver la paix là haut je pourrai.

Le jour où je mourrai,

Rappelez-vous de la joie que vous m'avez procuré,
Souvenez vous combien heureuse ma vie sur terre a été,
Surtout, je ne vous ai pas abandonné,
Je me suis juste rapproché du ciel pour transmettre les prières que vous direz.

Le jour où je mourrai, la vie pour vous doit continuer...

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les liens

Par Franckgirard le 27/12/2010


Certes ,c'est une étrange époque .
Tiens, c'est déjà équivoque !
Les uns et les autres parlent , disent
Du mal, du mal , ils médisent...

Rien d'étrange dans ce bas monde ,
La lune, elle tourne bien ronde
Autour des petites et dures pensées ,
Pas les fleurs... les mauvaises idées .

Les fleurs, elle ne pensent pas
Elles respirent d'un air las .
C'est dur de côtoyer les ondes
Dans l'air maussade, elles abondent.

Et vous êtes tous plus malins
Que les pauvres petits lapins .
Chasseurs rances d'émotions
Vous en oubliez d'êtres blonds .

Dansez sur les mers hypnotiques ,
Au son des vagues hystériques !
Je crache ma rouge dépression
Sur vos chaussures à bout rond .

Vos mesures tartinent de miel
Mais je n'écoute pas votre fiel .
La valse simple à trois temps
Remplit l'espace de mon sang .

Pourquoi est ce que c'est l'hiver
Dans vos mimiques de pierres ?
Visages fermés , les yeux vides ,
Coups de poing , sans une ride .

Vos liens sont comme des menottes
Serrées , sur le poignet , sur le cou .
Elle empêchent les bonnes notes .
Mais je marche toujours sans vous .

Sous la pluie , le vent marin
Plein du sel qui fait du bien
J'entame ma vie de loin en loin
Elle parle d'une peau de chagrin .

Mes liens sont bien plus beaux
Que vous , sinistres et salauds !
Que crèvent les charognes bleues ,
Les nuages blafards , les mauvais dieux .

Pardonnez moi , je suis amer
Dans le fond , un verre de bière ?
Mais non , jamais je ne m'enivrerai
Sans vous le dire , avant , pour de vrai .

Le vin des fous coule parfois
Loin du cœur , loin des lois
Que de tristesse , de maladresses
Dans les liens de nos adresses .

Paix à mon corps , je bois pour lui
Des coupes , des verres , de l'embellie .
Mais sans l'alcool , juste pour le goût .
Les autres ils sont ivres comme des poux .

Dansez , dansez sur la tête du monde
Pendant qu'encore la lune est ronde .
La valse lente des liens du cœur
Tintent au loin le long des heures .

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Frères de sang

Par Laprose le 21/11/2010


Il s'appelait Giovanni
il avait les yeux d'un bleu infini.
Il était pour moi comme un frère
de même sang et de même chair.

Nous étions inséparables
nous seuls en étions capables
par nos liens de profonde amitié
que personne n'aurait osé briser.

Il y avait en lui un soleil
éblouissant mes ténèbres, c'était un frère de merveilles.
Jamais je ne l'aurais quitté
sans être à ses côtés.

Par un funeste jour d'été
nous fûmes attristés.
Il a fallu que la guerre éclate
pour que mon frère se batte.

Près de lui je suis resté
pour le soutenir, le consoler.
C'était un sicilien
qui n'avait que l'honneur pour seul bien.

Nous menions un dur combat
je tenais à lui, il tenait à moi.
Nous étions frères de sang
unis jusqu'au dernier instant.

Nous avons connu un moment de peine
pour que nous nous retrouvions au jardin d'Eden.
Là où la vie est belle
sans les cris de douleur ni la noirceur du ciel.

Nous étions des soldats courageux
avant d'atteindre les cieux.
Nous étions bâtis pour aller loin
nous sommes morts main dans la main.

Désormais nous sommes loins des sirènes
loins de ce monde de peines
dans lequel nous avons vécu
dans cet univers où l'horreur a été connue.

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Il me faut vous le dire court :
L'automne n'est pas mon jour .
Il tombe des feuilles , des choses .
Sur le sol c'est pas du rose .

Je ne trouve que des champignons
Mortels , tous , ils sont mignons .
Mais mon voisin n'en veut pas .
Il préfère en faire crever le chat .

C'est bien fait pour le félin
Il crachait son venin
Maintenant il roule barrique
Il est crevé et couic !

Pourtant je lui avais dis au chat :
« Soit gentils avec le voisin !
qui est ton maître et non le mien .
Pas bon de mordre la main ... »

Enfin , moi je ne mords pas
Ni ne mange de ce pain là
Le voisin il peut me donner
Jamais je ne vais mastiquer .

J'ai ramassé une seringue rouillé
Je lui ai encore donné
Le cul de sa vieille il a piqué !
Même qu'il a dit « pour rigoler ... »

Pourtant l'ancêtre est bien canée
Avec les moustaches raides ,
Elle était déjà si laide
Que finalement la faire passer ...

Enfin j'ai trouvé un œuf marron
Je lui ai donné à ce larron
Il a de suite voulu le gober
Que sa tête en est sauté !

C'est certainement un obus
Que ce triste maniaque obtus
D'un coup de marteau a écrasé
Et sa tête en a explosé !

L'automne , c'était pas son jour
Il me dira plus jamais bonjour .
Et moi la veuve , je la console
Je lui donne rien , elle se gondole !!

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Une irrésistible
Envie de naitre.
Une irrésistible
Envie d'aimer.
Une irrésistible
Envie de rire.
Une irrésistible
Envie d'écrire ...
D'écrire,
La vie,
Le monde,
La mort...
Les sentiments,
L'amour,
La tristesse,
Le désespoir...
Le désespoir,
De ne rien faire.
Le désespoir,
De ne jamais avoir
Cette irrésistible
Envie de vivre...

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Rêves

Par Ciloubib le 26/10/2010


On voudrait qu'ils soient vrais,
Nos rêves secrets,
On voudrait qu'ils soient nos vies
Pas seulement nos nuits.

On voudrait parfois les modifier,
Juste pour qu'ils soient parfaits.
Ils sont pourtant mieux que la réalité,
Plus simples à assumer.

Et puis, on peut y voir
Parfois même y croire
Ce que l'on veut,
Un ami devient un amoureux.

Un monde sans peine,
Un monde sans haine
Un monde plus doux
Un monde à nous.

Une vie sans chagrin
Une vie avec un certain.
Une vie où tout est réalisable
Une vie où tout est agréable.

Hélas, ils ne nous visitent que les nuits.
Puis revient la triste vie,
Avec ses malheurs,
Mais aussi ses bonheurs.

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Cruelle planète

Par Laprose le 24/10/2010


Depuis l'aube des temps, l'Homme t'a donné une foule de noms
Terre; Gaïa ou Gé qui n'ont fait qu'augmenter ton renom.

Comment es-tu vraiment née ? Du Big-Bang ou d'un souffle créateur ?
peu importe, ces questions ne reflètent en rien ton manque de grandeur.

Dans ma vie, exista une période ou je fus heureux d'être à toi
j'avais à ton égard du respect, de l'amour et une certaine foi.

Puis j'ai grandi et se sont ouverts mes yeux
combien d'âmes sont en ton sein ? Combien on dit à la vie : adieu ?

Aujourd'hui tu n'es plus ma Terre
toi l'immortelle qui supporte nos corps éphémères.

Me battre pour toi est devenu indécence
tu regretteras le jour de ma naissance.

Tu es lâche ! L'Homme te maltraite, la pollution t'étouffe et tu ne dis rien
pourquoi t'aiderais-je ? Tu finiras dévorée par les chiens.

Lorsque tu trembles et ouvres ta béante gueule
des villes entières sont englouties ne laissant que tristesse seule.

A corps perdu tu ôtes la vie
le pauvre pleure, le riche est démuni.

La souffrance te fait-elle à ce point plaisir ?
mets fin à mon existence, moi qui si souvent souhaite périr !

Ton sol devient froid et stérile
l'air qui t'entoure, irrespirable. Te protéger, te préserver... des idées futiles.

Je me nourris de ton mal-être, cruelle planète
en prévision du jour où enfin je te quitterai, j'ai préparé mes habits de fête.

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Sur les gibets de MONTFAUCON
S'étalent les cris de Francois VILLON
C'était pas un homme honnête :
Voleur et pourtant poète .

Sur les gibets de MONTFAUCON
Bien des êtres pleurent sans le son .
Ils s'arrachent la peau avec leurs griffes
Pendant que les loups s'empiffrent .

Combien de VILLON sont morts
Au fond de cachots et des forts ?
Et même dans d'obscurs officines
Dans le palais des fous de médecine !

Amis du monde soyez prudents
Ils guettent toujours les méchants .
Les rabats joies , les censeurs ,
Ceux qui pensent bien à l'heure .

Ils sont prompts à brocarder
Les chemins à traverser .
Ils tuent sans cesse les gentils
Les rêveurs qui restent au lit .

Le monde appartient à cette engeance
Qui ne pense qu'aux échéances .
Comptables : Soyez maudits !
Je crache sur vos triste appétits .

Le sans -le-sou ,il traîne
Des parfums , des graines ,
Qui poussent alors le long des rues
Des mots de vies jamais perdus .

Des mots , des balles bondissantes
Pleines de couleurs resplendissantes ,
Pour les petits enfants
Qui s'amusent innocents .

J'ai le feu de cette envie
De vous dire , poètes , soyez maudits
Avec l'albatros sur le bateau
Ivres de mots avec RIMBAUD.

J'ai écouté tous les enfants
Qui sont des poèmes bienfaisants .
Chacun portent des mots
Prêts à éclorent toujours beaux .


Mais nos édiles et professeurs
S'acharnent à dire l'heure .
Qu'un métier c'est sérieux
Ils naissent déjà vieux .

Sur les gibets de MONTFAUCON
Les corps sans vie et sans raison
Des poèmes et des chansons
Seront écrasés sans façon .

Et les corbeaux seront repus
Des yeux et langues des reclus .
En souvenir des neiges d'avant :
Soyez maudits et flamboyant !

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J'ai pas envie d'écrire l'automne et la pluie
Ni le printemps , ni l'été , ni rien de notre vie
J'ai pas envie de l'hiver .
Ni de parler de misères .

J'ai pas envie de l'amour .
Il me semble loin ce toujours .
Pas de valses des sentiments ,
Ni de propos enfiévrés d'amants .

C'est pas marrant !
C'est pas comme avant !
Il va falloir tenir
Ou conjuguer vieillir.

Pourtant je la vois
La splendeur des sous-bois .
Mais elle reste immobile
Dans un instant qui file .

J'ai envie de décrire l'éternité
Dieu , le diables , rama et les apôtres
Vishnou , les sages mangeurs d'épeautre .
Je veux voir la voie lacté.

C'est mon droit
D'être hors la loi
Mangeurs de vent
Vendeur de sentiments .

J'en ai marre de lire
Des gnangnans, des délires .
Ils ricochent sur mes dépressions
Comme des balles à haute tension .

C'est pas une vie que la votre
C'est triste qu'elle soit la notre
Est ce ainsi que les hommes vivent ?
Dans l'obscur , sans couleur vive ?

Moi j'ai envie de voir les princesses bleues
Dans les palais d'or , d'argent , de feu .
Je veux visiter les taj mahal
Au loin , dans les étoiles !

Je veux vous dire les aurores boréales
Sur des mondes d'opale .
Les claires nuits avec trois lunes
Et quatre soleils sur les dunes .

Je peux vous le dire enfin
Ils existent au loin
Des femmes belles et dorées
Avec des peaux très parfumées .

Il pousse des jardins merveilleux
Avec des fleurs noires et sang
Des couleurs plein les yeux
Des parfums lourds et entêtant.

Que dire alors de la vue des hommes
Ils n'ont rien en somme
J'aime mes lunettes d'imaginaire
Au gré des voyages extraordinaires .

La nuit s'emballe sous les trois lunes
Et je rejoins la belle brune
Sur une couche de la voie lacté
Dans la rosée pourpre et embrumée .

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Absolu.

Par Andre_ani le 16/09/2010


Je marchais dans le noir
Tel une ombre malsaine
Toute emplie de haine
Contre moi et ma vie
J'étais seul et perdu
Mon esprit voguant
Dans l'inconnu
Recherchant l'absolu
Dans une mort provoquée
Tellement souhaitée
Tout était triste et gris
En moi et dans ma vie
Tout était, pour moi, fini,
Mais c'est alors
Que tu m'as souri.

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Un chat noir traverse
Il a des yeux verts
Un regard qui perce
C'est un tigre de pierre .

Le chien aboie comme une buse .
C'est un cri de cornemuse .
L' animal tourne sur sa queue
Il attrape ce qu'il peut ...

Le chat gris avec des taches
Danse une valse et se cache .
De honte il devient rouge
Et ses poils se détachent .

Le chien qui a lâché son appendice
Se lèche tout à son vice
Sans voir la mouette rieuse
Rodant comme une ombre vicieuse .

Le marcheur de pluie hante les lieux .
Il tape des pieds et roule des yeux
Il fait froid et mouillé .
Il ne veut pas vous parler .

Le matin c'est ainsi
Que commence sa vie .
Dans le dédale des animaux
Devant les cris des bestiaux .

Et un chat, jaune félin
Trotte sur le passage du train
Il recherche l'aventure ferroviaire
Pour ne trouver que le triste aviaire.

Un poulet mort est écrasé
Avec les corbeaux pour le bouffer .
C'est très con un poulet
Ecrasé comme une tache de lait .

Et je marche dans les rues
Au son des hommes qui ont bus
Croisant tout un bestiaire
Seul , dans la pluie de guerre .

C'est le combat des chefs
Dans ce port perdu sans relief
Au plat du monde et de l'océan
Les poissons sautent dedans .

Et les uns et les autres meurent
Tremblez prophètes du malheur
Le renard fou de sa rage
Est là pour vos outrages .

Il mange les rats d'égout
Seul pitance à son goût
Dans les poubelles des hommes blancs
Avec ses frères les goélands .

Et moi je tape dans les miettes de pains
Dispersant les affres de faim
Au son des cornemuses
A l'ombre des vols de buses .

C'est cela marcher dans le noir
C'est là qu'il faut voir
Les mensonges de nos envies
Dans le bruit des flaques de pluies.

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La tristesse des roses

Par Amelie-65 le 12/09/2010


Elle était assise devant moi, me contemplant
De ses yeux topaze polis par les larmes bleutées
Qui reflétaient les souvenirs, les joies passées :
Son sourire avait été fané par le temps.

J'avais trempé ma plume dans l'encre de ses yeux
Traçant entre les étoiles brillantes un chemin,
Un pont tissé d'espoir, de songes sans lendemain
Qui enjambait la lune, se perdant dans les cieux.

Elle l'avait emprunté, égrainant ses soucis
Et sur son passage, des roses rouges avaient fleuri.
Elle riait caressant ses rêves du bout des doigts.

Puis, l'aube l'avait emporté dans ses rayons d'or
Mais une magnifique plainte résonnait en moi
Car les roses pleuraient, offrant leur peine à l'aurore.

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Aimer a en perdre la vie
Brûler d'un désir infini
Combler de joie mon ange ma destinée
Donner sans compter pour tes beaux yeux émerveillés
Envie de m'évader dans ton paradis
Faire de ton bonheur ma vie

Guérir tes moindre blessures
Haïr ta tristesse et ton mal-être
Imaginer cette vie de plaisir et de luxure
Jouir de notre amour,toi qui m'a fait renaitre
Livrer mon être tout entier pour que tu soit heureuse
Me Morfondre de t'avoir perdu toi qui est si délicieuse

Noyer mon chagrin dans l'ignorance et la souffrance
Oublier cette douleur réduire mon cœur au silence
Porter à jamais ces erreurs qui m'ont causé tant de pleurs
Quérir la moindre chance de goûter à nouveau cette chaleur
Rêver encore de vivre avec ce sentiment
Sentir la douceur de ses lèvres,ses caresses tendrement

Trouver en toi ce souffle cette délivrance
User de mon charme pour conquérir ton amour sans manigance
Voler ton amour,jusqu'à la fin faire ton bonheur
En toute sincérité
Dans la plus grande simplicité
Bien que incomplet
De mon coeur je vous dévoile l'alphabet

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Un objectif insensé,une envie perpétuelle
Ce rêve qui nous anime,donne a la vie son essentiel
Nous pousse à avancer,sans regretter les jours passés
Évincer la timidité,se laisser aller à nos pensées
Chaque jour travailler pour saisir la chance a notre tour
Sans détour pour toujours aux critiques devenir sourd
Rester là,rester droit,jamais faire profil bas
Une nouvelle fois je me bat,car rêver moi je n'ai que ça

L'expérience nous gagne,l'innocence s'éloigne
De cette volonté de fer,se déserre la poigne
Les blessures s'accumulent et la passion se meurt
Ainsi sonne en moi le glas de la peur
Mais je ne veux pas rendre les armes,abandonner mon objectif
Vivre mes rêves oublier l'essence même du mot fictif
Me retrouver là où personne ne me voit
Car rêver moi je n'ai que ça

Les échecs s'accumulent,la tristesse prend place
Mon cœur et mes rêves se parent d'une armure de glace
Tel un loup de mer solitaire je vogue sur le néant
Je voudrais tant retrouver cette âme d'enfant
Qui m'a donné la force de rester là
Car rêver moi je n'ai que ça

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A ses mots

Par Redtemplar le 14/08/2010


A ses mots mal écrits
a ses amours naissant
a ses ailes détruits
et par ses maux blessant

Tel un écrivain sans inspiration
Telle une muse sans artiste
la fureur de ses abominations
envahit mon cœur triste

A ces yeux me regardant
A cette beauté me touchant
A ses mots si pure si beau
J'aimerai ajouté le sceau

Celui de l'amour de la vie
A tous ceux qui crie
Dîtes vous que se n'est pas finis
On peut encore croire a cette amour infini

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chaque année

Par Danyz le 09/08/2010


Chaque année à une certaine date
Triste date
Je sens au creux du coeur
Un coup de malheur.

Une solitude étrange
Qui me change
Les nuits sont plus longues
Et je plonge
Vers des sentiments ambivalents.

Je sais que tu n'es plus là
Et que ce là-bas
Où tu es, d'où tu ne reviens pas
Est un néant.

Maman tu n'es plus près de moi
Mais chaque fois,
Je te vois comme autrefois.

Après tant d'années, il arrive encore
Que je déplore
De ne pas t'appeler pour te donner
Des nouvelles du présent
De celles que tu aimais tant.

Les enfants ont grandi
D'autres sont partis
Le monde est en folie
Et tu ne souris
Plus aux bêtises des petits.

La date est proche
C'est moche.
Je n'ai plus rien à te dire
A t'écrire.

Juste un petit poème
Pour te dire je t'aime.

15 votes - 3.73/5 - Noter ce poème :


Elle

Par Imane-cullen le 03/08/2010


Elle se sent seule dans ce monde
Elle se sent perdue, et c'est immonde
Elle est triste, se sent abandonnée
Elle est angoissée, et ce, à tout moment donné
Ses amis, de leur cœur, l'ont effacée
Elle, jamais, ne les a oubliés
Trahie, elle s'est toujours sentie
Usée, maintenant, elle se sent salie
Mentir, elle n'y est pas très douée
Une figure marmoréenne, elle voudrait se façonner
L'hypocrisie, elle ne l'a jamais maîtrisée
La comédie, elle n'a pas su la jouer
Comme d'habitude, enfermée dans son cocon
La neige, elle cherche à en saisir les flocons
D'inaccessible, on l'a toujours qualifiée
Malgré ses efforts, cela est loin de changer
Elle voudrait juste fermer les yeux
Oublier l'instant, espérer que tout aille pour le mieux.

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Photographie. 1929.

Par Cerisejuin le 29/04/2010


Photographie. 1929.


Jamais prise en photo, peut-être pour oublier,
Que de si tôt je ne la reverrais,
Que bien tôt ce cadre vide je regreterrais,
Et ne jamais avoir, sur elle focalisé,

Mon objectif, pourtant centre de mon foyer,
De ma maison, ce jour là ai-je au raison?
Si alors je n'ai pas une chance laissé filé,
Emportée par le temps, l'espace d'un frisson,

En portrait jamais plus, son visage je n'aurais,
Triste mélancolie de ce dur souvenir,
Passé à se demander, comment l'approcher.
Demeure certain et sûr, que je n'ai su saisir,

Cette occasion rêvée, de combattre le temps,
De défier les âges qui l'ont emportée,
De l'immortaliser pour l'éternité.
Immuable présage quand elle refusait,

Pour mon tendre objectif, de poser ce jour,
Et moi qui insistait, et elle qui persistait,
Et moi qui déçue, finissait par céder,
 si j'avais su, figé serait son amour.

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Tous les matins je prends le bus
Tôt , j'ai du sommeil en malus .
Avec mes compagnons de galère
tristes, tristes hères . ..

Ils respirent à peine .
Certains ont la bouche pleine
Des relents de la nuit .
Ils font peu de bruit .

Et le voyage commence
Dés que l'on quitte le port .
D'un coup je m'endors. .
Et savoure ma chance .

Mes pensées sont brouillées
Ou mes rêves éveillés .
Je vogue sur des mers d'avant
Sur des drakkars plein de sang .

J'ai des images de carnage
Mais aussi de rivages
Je rencontre bien des amis
Dans ces étranges pays .

Les femmes sont toujours belles
Avec de curieux reflets bleus .
Elles parlent des langues immortelles
Qui charment les jolis macareux .

Tous les hommes sont mes frères
Ils boivent et chantent de concert .
Ils racontent les histoires de lieux inconnus ,
Découverts par des marins à moitiés nus .

Ils me tapent dans le dos,
Comme un compagnons retrouvé
Au retour d'un périple un peu sot .
Ils disent de boire à ma santé.

Les belles dames sont toutes en dentelles
Les yeux bruns les yeux noirs mèches rebelles
Les yeux verts les yeux bleus pour lumières
Et des chants qui ressemblent à la mer .

Ce voyage est si plein
Car il me semble sans fin .
Il m'inspire des mots doux
Et des ombres sur le tout .

Je me réveille dans la nuit
Même si c'est le soleil qui luit .
J'ai hâte de reprendre le voyage
Sur le tard j'entends des mirages

Gardez moi dans vos cœurs
Yeux bruns, yeux noirs
Gardez moi jusqu'au soir.
Maintenant , j'ai peur .

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je tue l'ingénue

Par Franckgirard le 25/03/2010


Je courais vers l'eau pieds nus
Je pensais à une ingénue
Elle me tendait le cou
J'ai tranché le tout.

Je l'ai haché menu
A coup de mots et de vertus
Pour en faire des diamants
Puis éparpiller les fragments .

Je sème à tout vent
Les pierres de cette enfant .
Pour créer des jardins de Babylone
En me disant « elle est bonne ».

Vous ne pourrez cueillir les fruits
Car je mange là aussi
Des oranges , des pamplemousses
des mangues et des bananes douces .

Crève, chien de psychiatre !
Si tu veux en découdre
Vieux barbu acariâtre
Il n'y a pas de grains à moudre .

Dans mes dessins .
Dans mes rêves de seins .
Dans mes desseins .
Dans les peurs des siens .

Vogue l'eau de mes envies
Dans les rêves de la nuit
Je parcours tous les pays
Dans mes voyages d'insomnie.

Mais je crève mieux éveillé
Les yeux exorbités
Avec une pointe de sang
Sur le bout des dents .

Je ne suis pas un vampire ,
Triste zombie de cire ,
Juste un homme mort debout
Bravant le vent des fous .

L'eau m'éveille au fond .
Il faut remonter, c'est bon ;
Perdre un peu de solitude
Pour souffrir d'ingratitude .

Et l'ingénue elle va renaître
Dans mes rêves de maître
Chaque jour ,chaque nuit ,
Dans mon esprit elle vit .

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Je vous parle de ce temps
C'était celui des vingt ans
Fallait donner pour la patrie
Un petit bout de sa vie .

C'était pas rue du chagrin
Ni même sur les quais de PARIS
Mais sur le mur de BERLIN
Que j'ai dû m'habiller en kaki..

Je n'avais rien demandé .
Je n'étais pas engagé .
J'étais là par hasard
Sous le mur de l'histoire .

BERLIN ,c'était alors une île
Et pendant un an mon exil
Car les rouges encerclaient
Et les Vopos nous saluaient .

Parfois sous les barbelés
Des fleurs entremêlées
S'accrochaient aux croix
Des gens tombés là .

Je rigolais et faisais des grimaces
J'étais triste de cette sombre menace .
Et je fuyais en U-bahn
Le sourire en panne.

Je descendais le KUFURSTENDAM
Pour finir par croiser le pavé et ses dames
Et je flânais sous les toits
Dans mon cœur il faisait froid .

Parfois je longeais ce mur
Et les champs de mines ,
Serrant mon fusil
Comme un talisman futile .

Je voulais tirer dans le ciel
Pour dire arrêter !
Qu'il fallait cesser
tous les gens ils aiment le soleil !

Et j'avais vingt ans sur le mur de BERLIN
Ce n'est pas si loin
Avant la fin de ceux de l'est
Le mur il est tombé sur l'ouest .

Il restait juste ce salaud de NAZI
Enfermé tout confort à la prison de SPANDAU
Il était bien , il nous disait des gros mots
Il a crevé tous seul dans son lit ...

Et moi je passais le temps
A regarder les saisons et la ville .
BERLIN avait un parfum de vanille.
Sur le mur, je dansais comme on danse à vingt ans .

« Ick bin ein Berliner " disait Kennedy
mais il n'a pas connu la mélancolie
des dimanches ensoleillés
à l'ombre des croix ensanglantées .

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Laissez moi vous conter
La vraie légende de l'île Tristan
Dans la baie de Douarnenez
Qui brille au ponant .

C'était là que cet amant
A rejoint Iseult la belle .
Pour y finir doucement
Et mourir en rebelle .

Il y a bien longtemps
Qu'Iseult et Tristan
S' aimaient sur ce bout de mer
Là , c'est la fin de la terre .

Dans un bateau soufflé par le vent
Ils pensaient être loin .
Du roi , des hommes et du temps
Aveugles ,couchés dans le foin.

Le roi jaloux et cruel est venu
Dans sa barque rouge avec ses barbus
Sus aux égarés !
Ils sont ligotés !

Un par un , deux par deux ,
Iseult a été forcée .
Et Tristan criaient de rage
Et les dieux ont fait leur ouvrage

Un éclair est venu le foudroyer
Lui qui implorait la fin .
Iseult a été démembrée,
ses restes jetés aux chiens .

Pour la dépouille de Tristan
C'est une meute de goélands
Qui a dévoré ses yeux
Et son corps plein de feu .

Ce bout de mer ,
En forme de terre ,
Est devenu l'île Tristan
Pour les dieux et les habitants .

C'est un symbole d'amour perdu
Au milieu des vagues et des reclus .
Ce n'est qu'un bout de mer
Pour les damnés de la terre .

On raconte qu'avant
Dans l'ancien temps
Les malheureux et les amants
S'y rendaient pour se vider le sang .

C'est la triste légende de l'Ile Tristan
Il n'y a pas de tombes pour les amants .

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Le loup

Par Amelie-65 le 03/03/2010


La nuit a revêtu son manteau de doute,
Le halo de la lune frémit doucement.
Bercé par la douce lumière, le loup attend
La liberté. Pupilles ouvertes, il écoute

Cette chanson légère qu'est la chanson du vent
Et laissant sa trace dans la neige blanche
Il avance et l'oiseau depuis sa branche
Par le ciel s'en va et répand un chant fervent.

Le loup majestueux patiente dans le soir.
Parfums de la nuit, venaient lui donner l'espoir !
Seul, ses yeux scintillants, il s'arrête sans bruit

Et s'asseyant comme à sa triste habitude
Il ouvre la gueule et hurle dans la nuit
Et avec lui, les étoiles pleurent leur solitude.

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c'est de l'eau

Par Franckgirard le 25/01/2010


Les gouttes brillent dans l'éclat
C'est du crachin , c'est cela
Et les êtres traversent la rue
Dans leurs entrées ils muent .

Ils enlèvent les couches contre l'eau
Un parka , une veste , un manteau .
Pour se retrouver chez eux
tapant des pieds devant le feu .

C'est ainsi que nous faisons
Pour combattre les saisons
La pluie du monde , du ciel
Nous crachons notre fiel .

Et tous ils râlent !
De cette engeance du mal
C'est un peu de l'eau
C'est contre la peau .

Et d'autres crient qu'ils vont tousser
Etre malades et se moucher .
C'est un peu de l'eau
Contre notre peau .

Il y l'odeur du corps
Elle est belle de ce sort
C'est le parfum de vie
Des demains , des paradis .

Chacun cherche à se protéger
Des pluies et des bonnets mouillés
Mais ce n'est pas possible
Et c'est parfois terrible .

Ils sont bien tristes les badauds
Car quand coulent les larmes
La pluie en efface le charme .
C'est comme cela ,c'est de l'eau .

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Hier , il neigeait sur la mer
Qu'enjambe le vieux pont de fer .
Je regardais les sombres flots
il neigeait de blancs manteaux .

J'étais avec mon petit garçon
Qui riait devant les flocons
Il lançait des grosses boules
Dans les petites vagues de la houle

Il riait hier de voir cela
Lui qui n'en voit pas
Dans notre fin de terre
Là où naissent les mystères .

Il croit que le père noël
Habite l'île de sein
Qu'il est avec la fée Katell
Des elfes et des lutins .

Il a dit que c'est triste pour les poissons
Qu'ils ne voient jamais la neige .
Et il riait de ce sortilège
En voyant les gros flocons .

« Crois tu qu'ils vont la voir ? «
« oui , c'est mon espoir ! «
« Le père Noël vient en bateau
Traîné par des dauphins très beaux . »

« C'est lui qui cueille les étoiles pour la mer
Pour les donner aux poissons
En faire des reflets d'or au fond . »
La neige c'est la magie d'hier .

Hier il neigeait sur la mer
Et les quais étaient déserts
Mais j'ai vu au loin
Un traîneau et des dauphins .

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Qu'est ce qu'il y a !
Tu n'as pas le droit !
Tu as l'obligation
De rire des flonflons !

Il y a plus dur
Que la fête en mesure !
Salauds de riches tristes
Le pauvre rit sur la piste .

Sonnez trompettes et avec gaieté
Devant le canard laqué .
Lui il est plutôt claqué
En fait il est même bien brûlé !

La dinde se cache derrière ses marrons :
Elle tente amadouer le fiston .
En lui apprenant les claquettes
Mais rien ne vaut une partie de crapette !

Jeu dangereux dit la patron !
Qui fourre la bête Astaire
Hardi ! il faut farcer garçon !
Pour qu'elle ne soit pas austère .

Le canard ne peut plus en rigoler
Car il a le bec par une tomate coincée
Il a l'air bien ridicule
Mais le pigeon en recule .

Pour tomber dans les petits pois
Que le cuistot lui tend sournois .
Le stupide volatile picore
Puis couic ! Il est mort .

C'est un carnage que ce jour là !
Certes mais pour la gent bestiale
Et non pour les hommes d'ici bas .
En fait certains sont morfales !

Ils mangent comme des cochons
Et rotent comme des dindons
Quels exemples déplorables
Pour ceux qui viennent à table .

C'est bien finalement
Et même très marrant
De farcir et de fourrer
C'est mieux que de pleurer !


Cette morale n'est pas partagée
Par les divers gallinacés !
Eux , ils font moins les malins
Quand l'année vient à sa fin !

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