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Odes à toi, le bel Oiseau de la nuit,
Qui ose chanter ses mélodies sages
Chant de frivoles murmures d'amour.
Pour qui cela n'évoque qu'une cage,
Es ce donc l'amour pour toi qui fuit ?

Que le diable t'emporte ...

Odes à toi, la belle jeune fleur bleue,
Qui ose espérer de cet autre, le cœur
Joliment naïve à croire en de l'amour.
Pour qui cela évoque que le bonheur
Es ce donc l'amour pour toi qui le veut ?

Que le diable t'emporte ...

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La chiffe

Par Liloute le 08/02/2012


La Chiffe

Paris et ses pavés, Ville de désir, de plaisir,
Vu de sa grande vitrine, belle chiffe elle s'ennuie.
Inerte, elle regarde là, lassée de sa pénible vie,
Ces futiles humains aux regards vides, vivre ;

Puis lors d'une de ses belles journées d'avril,
Sa vie changea d'un magique échange de regard ;
Cette enfante aux prunelles pétillantes de désir,
Elle, pleine de douces promesses à son égard.

Cette belle petite chiffe, brune au teint de porcelaine
Naïve, fragile. Elle se sent gagnée par l'amour,
Aveugle en cet être ; Rêvant de vivre sans haine,
D'être enfin la chiffe qui serait aimée à son tour.

Mais à Paris et ses pavés, ville de désir, et de plaisir
Quand les furtives années passent, l'innocence, elle,
Trépasse avec le temps et nul ne peut y survivre.
Ils se lassent, tels ces pigeons s'envolent à tir d'ailes.

Pauvre petite chiffe, toi, qui fut pleine d'espoir,
Mais qui ne fut qu'un jouet entre leurs mains dures ;
Chiffe au cœur déchiré, délaissé dans une ruelle noire.
Toi décousu, tes haillons trahissent tes blessures.

Petite chiffe au regard vide tourné vers un ciel gris,
Les gouttes de pluie ruisselantes trahissent ses larmes,
Mais belle chiffe qui ne voulait qu'aimer, s'endormit
Lasse de cette vie, elle se fige le regard vide, sans âme.

A Paris sur ses pavés, ville de désir, et de plaisir,
Des âmes se croisent, s'enflamment, se déchirent, s'aiment,
Elles se délaissent, se retrouvent, se détestent, veulent vivre
Certaines y survivent, d'autres se meurent dans la Seine

...



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Tout va de travers

Par I-c-i le 04/02/2012


Tout va de travers pour moi,
Rien ne va.
Je suis triste
Je fais un effort pour tout,
Mais je me fais quand même crier dessus.
Tout cela à cause de mes parents qui se disputent
Sans arrêt.
Tous les jours.
Jamais un jour de repos.
Chaque année c'est la même scène,
Le jour de mon anniversaire
Ou
Le jour ou je vais le fêter,
Ils se disputent pour en rien,
Chaque année depuis mes 7 ans.
Cette année cette scène est apparue encore.
Ils sont sur le point du divorce...
Tout va de travers pour moi

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l'hiver est enfin là

Par Errante le 31/01/2012


L'hiver est enfin là !

Tout le monde l'attendait
La famille, la nature, les animaux
La neige cette nuit tombait
Recouvrant le site d'un blanc manteau

Le jour s'est levé , paysage immaculé
Les enfants ont bien vite enfilé
Leurs manteaux, mit leur bonnet
Impatients les yeux écarquillés

Ils sont allés comme des fusées
Jouer dans cette blancheur
La joie dans le coeur
Ils construisent leur bonhomme

Charly, ils le nomment
Lui mettent cache-nez et bonnet colorés
Puis se laissent glisser
Sur une luge improvisée

Au coin de la cheminée
De la maison, Mamie les regarde
Fière et émue de ce remue-ménage
Se remémorant qu'elle-même à leur âge

N'avait pas de bottes, que de fins mocassins
Aussi son papa avait construit une luge
Qu'utilisaient tous les petits voisins
Je vous laisse juges

Elle avait les pieds trempés
Mais le regard émerveillé
Par tous ces flocons virevoltant
Sur son épaule menue atterrissant

Laissant en elle un souvenir ému
De cet hiver jamais revenu
Les enfants rentrent maintenant
Les joues et le nez rougis par le froid

Les bottes mouillées sur le paillasson
Mamie les serre sur son coeur
Le feu dans la cheminée rougeoie
Et l'on n'entend plus que le son

Du rire des enfants ravis
Tenant leur bol de chocolat chaud
Frottant leurs pieds endoloris
Regardant par la fenêtre le blanc manteau

Neigera-t-il encore demain
C'est l'heure des câlins
Les enfants sont bien las
L'hiver est enfin là

Ils s'endorment bienheureux
Ce fut un jour merveilleux

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Le retour

Par Luciolelfe le 29/01/2012


Comment le sentir...
Je me retourne...
Rien, tout est vide
Mes pas laissent ces traces
Que personne ne suivent

Les lucioles du ciel ne brillent plus
Je ne sent plus mon cœur battre
Mes pensées ne veulent plus rien dire
Mon dos me fait mal...

Mon corps brille sous le soleil
Je m'avance laissant mes ailes
Rouge de mon sang elles étaient
C'est alors qu'il me ramena dans l'enfer sous les nuages

Ce que j'avais connu
N'existe plus, seul le feu
J'ai décidé de quitter l'éternité
Pour disparaître dans ces bras

On avait tous le même pouvoir
Mais pas tous le même courage
Je devais lui arracher ces ailes obscures
En rejoignant les étoiles

Me demandant pourquoi je pleurais
Je vint lui offrir mon éternité
Chaque jour elle portera mes larmes
Viendra à son tour de croire en cela

Seul ce qu'on a au fond de soit a de la valeur
La valeur d'une étoile
Les miennes s'éteignent
Mais mon âme reste dans ce retour...

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