Ce matin, mon âme est en cavale
Le sommeil s'est fait la malle.
Un cauchemar un peu brutal
M'a extirpée du lit, toute pâle.
Des pensées jaillissent les mots
Bien moins amers que les sanglots.
Idées qui fusez, alignez les rimes
Pas un bruit ici, rien ne vous brime.
La plume qui court au long de la page
Ralentit parfois puis s'immobilise.
Du pas hésitant d'enfant bien sage
A la course folle qui exalte et grise.
Nulle contrainte, nulle déprime
Les lettres défilent, s'expriment.
Elles jouent cache-cache ou marelle
Décollant de la terre vers le ciel.
Le rideau du jour s'est enfin levé
Là-bas, dans le feuillage du noisetier,
Un jeune écureuil virevolte léger.
Ses pirouettes, mes peurs, ont chassé.
3 votes - 3.66/5 - Noter ce poème :
J'avais rêvé
D'un ballet d'étoiles
Illuminant mon ciel
Au rythme des « je t'aime »
J'avais rêvé d'une pluie
De petits mots tendresse
Rafraichissant ma peau
Brulée par tes caresses
J'avais rêvé qu'un vent
Au doux parfum de fleurs
Vienne enrober le lit
Ou nous nous sommes blottis
J'avais rêvé après l'orage
D'un grand silence d'amour
Ou la seule mélodie
Serait nos éclats de rire
J'avais rêvé ta main
Attirée par la mienne
Aimantée de désir
Soudée par le bonheur
J'en ai rêvé souvent
J'en ai rêvé beaucoup
J'avais rêvé d'un rêve
Et je t'ai rencontré....
4 votes - 4.00/5 - Noter ce poème :
Pour ce matin je dois vous conter
Les images qui m'ont transporté .
J'ai vu poindre l'aube rouge
Sur la douce mer qui bouge .
Au dessus des falaises de TREZMALAOUEN
En passant la route des hommes en peine
L'astre du feu jouait sur les nuages
Et ,dans l'eau ,brillait comme un mirage .
De simples rides s'échouaient sur le bord
Marée basse , petit souffle du nord .
J'avais mes pieds ensablés.
Immobile, je voulais m'y enfoncer .
Pour respirer le violet ,le pourpre , le rose ,
Les couleurs de la vie qui ose .
Et le temps s'est brusquement arrêté
Tout est devenu dans un instant figé .
Les mouettes posées sur la plage ,
Pour rire du graveur d'images ,
Du peintre de nos impressions ,
Du marcheur sans fin de l'émotion.
Même les chiens perdus plongent
Leurs yeux humides et verts
Sur ces étranges lueurs de songes
Au delà des brumes de mer .
Plus loin c'est souvent épique
Mon père , bénissez l'Amérique !
Les flots n'ont jamais été si bleus
Les fantômes marchent sur leurs queues .
Aux sons des clochers d'YS
Sur les fonds qui glissent .
Beau temps , belle mer !
Au loin de notre terre .
Je marche en solitaire
Sur les bancs de verre
Je glisse mon aube rouge
Que rien ne bouge !
Milles ans
En un instant .
Trois secondes .
Elle est ronde !
Puis ce matin rouge sanglant
Est devenu néant .
Depuis je compte mes pas
Je songe au parfum de l'au-delà .
Les cris des uns et des goélands
Les petits pas des géants .
C'était un jour sur notre terre
C'est à vous , humains mes frères !
1 votes - 5.00/5 - Noter ce poème :
Un Philippe Destouches a ce proverbe écris :
"La critique est aisée mais l'art est difficile"
Il est vrai quelle sait être bonne en ses cris,
Mais aussi mal aisée en son stylet fertile !
Le verdict des autres peut être aussi juste
Que celui d'opposants sincères qu'il se peut !
Or ne voyons donc pas ce qui paraît injuste,
Mais plutôt ce qui est constructif venant d'eux.
Chacun de nous en l'œil a sa poutre bien grosse,
Aussi ne cherchons pas la paille en notre proche !
Le puritain verra ce qui ici l'engrosse,
Quant aux autres, il leur est loisible d'une encoche...
Moralité :
Parler à bon escient sert la bonne maison,
Il y a à gagner, bouche close à raison !
1 votes - 1.00/5 - Noter ce poème :
Si tu prêtes attention,
Ton cœur lance à ta plume :
" Déposes tes attentions,
Que tes feux se rallument,
Car, tu peux allaiter
Le ru clair de tes mots,
Pour qu'enfin cet été,
Coule un fleuve in petto !"
Si tes sollicitudes
Se portent à ton calame,
L'âme apprend l'habitude
De raviver la flamme.
Et lors, l'esprit fécond
Plonge tout en douceur
En l'océan profond
Du réel possesseur...
Inéluctablement,
Un affluent d'écrits,
Passent au remembrement
Des échos et des cris,
Pour qu'éclate au grand jour,
La seule vérité !
Puis, au prochain détour,
Le monde soit délié !
Régis d'aucune faille,
Les humains, libre, enfin,
Auront en leurs entrailles,
Une liesse sans fin !
Leur regard portera
En même direction,
Et que dans l'agora
Règne même pulsion !
2 votes - 1.50/5 - Noter ce poème :