J'en connais des factices
Fières de leurs artifices
Hommes ou femmes
Tout feu tout flamme .
Je me garde bien de les regarder
Pour ne pas les mépriser
Alors qu'ils toisent
Alors qu'ils dégoisent .
Je préfère le long de l'eau
Les pêcheurs en chapeau
Peut être un peu rochons
Mais qui regardent les bouchons .
C'est très compliqué
De bien déambuler
Sans vouloir toujours paraître
Tout en regardant les êtres .
De l'habit et du moine
Comme la chanson d'Antoine
Nous sommes impitoyables
Et en cela déplorables .
J'aime pourtant regarder les belles
Et leurs cheveux de miel
C'est une grande faiblesse
Je l'avoue sans liesse .
Et pourtant je tente de percevoir
Au delà du miroir
Les yeux de l'âme
Que rien n'entame .
C'est un triste constat
De dire que je ne peux pas
M'extraire du mirage
D'un faux regard sage .
Et oui , les bonnes mines
De la gent féminine
M'envoûtent et me blessent
M'enroulent d'une dure laisse .
La faute à qui ?
Répondez je vous en prie !
Enfin, cela n'a guère d'importance
Rien ne vaut la jolie chance .
D'un sourire timide et doux
Devant un magasin de cailloux
D'un parfum de fleurs d'été
Au détour d'une rue , dérobé .
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