Ô ciel ! Devrais-je partir, courir les océans ;
Partir loin des miens, loin de toi, puis en mon être
Faire de la tristesse la Dame des céans ?
Ô juste ciel ! Mourir sans le paraître !
Et quand à milles lieues de nos terres enchantées,
Viendra nostalgie emplir le vide en mon âme,
Sous le bleu sombre étoilé que nous admirâmes
A chaque fois que mourut du jour la clarté,
Quel réconfort sera mien ? Et du cœur meurtri
En mon sein, sous de flasques muscles battant,
Qui pansera les plaies ouvertes avec le temps,
Chassera la mort de mon visage flétri ?
Gravures de joies d'antan, songes d'une nuit ?
Certes le temps de ciller, alors renaitront
Tristesse et nostalgie de nos bonheurs enfuis
Partis, mon âme avec, au fond de l'Achéron.
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