- Regardes le monde poète, que vois-tu ?
- Là, un peuple d'ilotes, bélîtres et faquins,
Ces êtres faméliques de fripes vêtus,
Victimes de leur fatum, triste vœu divin ;
Et souffrance je lis sur leurs visages osseux
Jérémiades j'ouïs monter aux gorges sèches
De ces gens contraints de vivre en ces lieux hideux,
En ces taudis...oui je vois la lie puis sa dèche.
Puis juste à proximité, c'est l'Eldorado :
Gîte des seigneurs, nababs, bourgeois et rupins,
Et de là je vois scintiller mille joyaux
Puis suinter mille breuvages, mille vins fins.
Aussi vois-je aisance puis alacrité
En ces embonpoints, en ces bedaines remplies,
En ces pénates fastueusement meublés ;
Bref, là près des Enfers je vois le Paradis.
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