Sur la laie, longeant le bois ce jour, j'ai vu
Cette sublime créature du Divin
A la blonde toison et aux senteurs du jasmin :
L'être angélique digne d'être mis aux nues.
Et à l'heure où revient la clarté vespérale
J'ouïs, mêlés aux hululements, lamentations,
Cris, pleurs, tristes signes d'une flagellation ;
Et du clocher, le raffut de la cathédrale.
Dès lors, clairement je vis qu'une fois encore
La Mort était venue en Dame des céans
Quérir la Belle du milieu des mécréants,
Spolier de son rosier l'immense flore.
« Des lunes se feront, pensai-je l'air morose,
Et du fond de son sépulcre, l'humble faciès,
Déjà là-bas non loin du royaume d'Hadès,
N'aura laissé que son crâne pour ouïr mes proses. »
6 votes - 3.33/5 - Noter ce poème :