Le regret, l'opprobre et le chagrin ô triste amante
M'emplissent le cœur, mon âme est souffrante !
La méchanceté ou la fourberie, lequel de ces péchés
Au tréfonds de moi sût trouver asile et crécher ?
Les plantes les plus belles, fleurissent-elles un jour
Pour le suivant même, avant l'aurore se faner ?
Cette flamme, je la crus brûlante en moi pour des années
Ne fut-ce qu'un mirage, Aphrodite me joua t-elle un tour ?
Se rit-elle de nous, de nos maux et de nos sentiments,
De la tristesse d'un cœur qui n'a su qu'à l'Amour se vouer ?
Que la mort me vienne prendre, faire mon châtiment
Les dieux ne peuvent être coupables, aucune faute expier !
La douleur, la colère et la haine ô triste amante
T'empliront le cœur, ma voix te paraitra méchante
De te dire qu'en ce cœur que tu chéris gît l'obscurité
Tel en des caveaux pleins de mort et d'hostilité !
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