Il n'est pas de bon matin
Mais plutôt des jours sans fin
Pour celui qui parfois s'use
Sans faire de bruit ni ruse .
Il parcourt le vaste monde
Sans bouger la table ronde .
C'est un sombre chevalier
Triste de pluie et de pitié .
Il rentre tard et le soir
Avec la nuit bleue et noire .
D'une démarche saccadée et lasse
Il emprunte la rue des glaces .
Il s'impose de sourire
de ne pas raconter le pire
d'abriter au creux du cœur
la valse lente des malheurs .
Peut être le voyez vous ?
Le regard vague et doux
Arpenter les rues et les pentes .
Il glisse d'une foulée hésitante .
Il est loin de tout
Et il est en nous
Peut être qu'il n'existe pas
Mais il est de l'au-delà .
Il descend la rue des glaces
Sans jamais atteindre la place
Tous les matins et tous les soirs
Il traîne le bleu , notre cafard .
Il n'est pas de bon matin
Mais plutôt des jours sans fin.
Pour celui qui dans son cœur
Porte la valse lente des malheurs .
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