Au bar de la marine de la plage,
Les fidèles clients ne sont pas toujours sages.
C'est le patron derrière son comptoir
Qui met l'ambiance à son bon vouloir !
Le grand René, un des piliers du zinc,
Compagnon de Bacchus et du bastringue,
Est invité par le dieu du vin à la chansonnette
Qui est repris en cœur par les potes de la chopinette !
Le jargon monte d'un ton avec la politique
Ce qui assoiffe les gaillards et toute la clique.
Le grand René défie tout son monde
Dans des sujets où le verbe est immonde.
Les relents de l'alcool s'ajoutent à ce décor
Dans des conversations pour ne pas être d'accord.
Tout ce beau monde n'est certes pas triste,
A chacun son refrain comme des artistes !
Arrive la belle Julie la rousse et son boa
Qui s'approche du bar à grands pas !
Après avoir trinqué à qui mieux mieux,
Elle profite du repos de son corps et de ses jeux.
Les histoires frivoles avec leurs mots discourtois
Partent dans l'enfer des âmes sans foi ;
C'est les aventures des rencontres de trottoir
Où les amourettes se cachent dans le noir !
Entre dans le bar Albert le vieux croque-mort
Qui, entre deux cérémonies, profite de ses temps morts ;
Les histoires macabres s'ajoutent aux petits vers, (de terre)
Pour des rires à en pleurer dans les verres.
Tous ces boires sans soif, pylônes du bar
Qui rêvent d'une autre vie faite d'espoir
Bavardent, chantent, racontent des blagues
Qui s'évanouissent dans l'alcool et ses vagues !
C'est alors que le patron d'une voix forte
Invite tout ce beau monde à prendre la porte ;
Le bar de la marine entre dans sa nuit,
Les brèves de comptoir sont dans l'oubli.
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