Très douce matinée
Le vent s'est bien calmé
Le tapis de feuilles mortes
Attend qu'on les emporte.
Engourdie sur sa chaise
Dans un grand pull beige
Je l'aperçois de loin
Face à son destin.
Je n'ose l'approcher
Elle peut être effrayée
Mais j'aimerais l'aider
Je ne peux m'en aller,
Image d'une femme
Qui a perdu sa flamme
Elle ressemble au tapis
Mordoré et sans vie.
Très triste matinée
Le vent s'est relevé
J'aurais du rester couchée.
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