Dans la grande plaine au fond de la vallée
Sous un ciel si pâle qui noircit les prés,
Mon âme se cloître dans sa prison d'hiver
Avec mes rêves et mes pensées d'hier.
Dans le mutisme pesant de mes longues nuits
Mes poèmes se perdent dans mes rêveries.
Brouillard dans ces silences où je me suis égaré,
Loin de mes amours et de ses fleurs fanées
J'entre dans cette brume froide et épaisse
A la recherche de mes espérances qui me laissent
Dans ce jour noir plus triste que les nuits
Avec mes souvenirs et les passions de ma vie.
La mélancolie s'est installée dans ces jours sombres
Pour un soleil noir comme des nuits sans ombres !
Nuits et brouillard pour des plaisirs que l'on pleure,
Cœur refermé à jamais dans le brouillard de la douleur.
Les corbeaux croassent sur les arbres nus
Symphonie lugubre dans le brouillard des nues !
Mon cœur brûle pour un chagrin profond,
Dans cet hiver de brouillard, je me morfonds.
Mais je sais qu'un jour j'ouvrirai ma fenêtre
Où je pourrai de nouveau de tout mon être
Savourer cette joie de vivre par les temps clairs
Et chasser les brouillards embusqués sous ma chair.
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